Vendée |
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Département de la Vendée

Blason de la Vendée
La Vendée des origines à nos jours :
-80 000 Outils les plus anciens, datant du Paléolithique, découverts au bois de la Chaize, à Noirmoutier.
-5300 Traces du Néolithique, les plus anciennes de la France atlantique, à la pointe de Groin du Cou.
-5000 Site Néolithique retzien de la Pointe du Payré.
-4500 " Dolmens " à encorbellement des Cous (Bazoges-en-Pareds) et du Pey de Fontaine (Le Bernard).
-4200 -3500 Mégalithisme caractéristique du Néolithique moyen. Dolmens et menhirs sont particulièrement nombreux dans la région d'Avrillé.
-4000 -2400 Premier établissement humain aux Châtelliers du Vieil-Auzay.
-3500 -2800 Enceintes fortifiées au cours du Néolithique récent : Champ-Durand (Nieul-sur-l'Autise), Vieil-Auzay…
-2500 Four de métallurgiste à la République (Talmont-Saint-Hilaire), le plus ancien de l'Ouest de la France.
-1300 -1200 Les haches de bronze dites vendéennes, en feuilles de marronnier, témoignent de l'intense activité commerciale de la région.
-700 Début d'une occupation dense de la Plaine par des populations celtes de l'âge du fer ; exploitation intensive du sel entre Luçon et Le Gué-de-Velluire.
-51 Alors que les Pictons acceptent l'occupation romaine, les Ambilâtres du nord du Lay poursuivent la résistance.
-351 Les chrétiens de Poitiers élisent comme évêque Hilaire, dont la sainteté contribue puissamment à l'évangélisation de la région.
-406 Alains, Suèves et Vandales ravagent le Poitou.
-462 Les Wisigoths s'emparent du Poitou.
-507 Les Wisigoths, battus par Clovis près de Poitiers, laissent l'Aquitaine aux Francs.
-2 août 686 (ou 687) Mort de saint Philibert en l'abbaye qu'il a fondée à Noirmoutier.
-732 Charles Martel repousse les musulmans près de Poitiers.
-781 Louis le Pieux, fils de Charlemagne, est sacré roi d'Aquitaine ; il crée au-delà du Lay le pays d'Herbauge.
-799 Premier raid des Normands sur Bouin.
-836 Les moines fuient Noirmoutier pour Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.
-853 Luçon est brûlé par les Normands.
-845 Nominoë, roi des Bretons, écrase Charles le Chauve à Ballon ; le Poitou perd le pays de Rais et Herbauge.
-868 Renoul II, comte de Poitou, vainqueur des Normands près de Poitiers, se proclame duc d'Aquitaine.
-977 Guillaume Fier à Bras, duc d'Aquitaine, et son épouse Emma décident de construire une forteresse à Maillezais ; ce sera finalement une abbaye.
-1003 L'abbé Théodelin obtient du duc Guillaume le Grand l'ensemble de l'île de Maillezais.
-1006 Aimery, vicomte de Thouars, participe avec 4 000 Poitevins à la conquête de l'Angleterre.
-1063 Guillaume VIII, duc d'Aquitaine, a l'initiative de la première expédition européenne contre les Sarrazins.
-1068 Le seigneur de Vouvant fonde l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise.
-1137 Aliénor, l'héritière des ducs d'Aquitaine, épouse le roi de France Louis VII, qui double ainsi l'étendue de ses états.
-1152 Aliénor se sépare de Louis VII et épouse le futur Henri II d'Angleterre.
-1190 Richard Cœur de Lion fonde l'abbaye de Lieu-Dieu-en-Jard en son cher Talmondais.
-1204 Sitôt la mort d'Aliénor, Philippe-Auguste entreprend la reconquête du Poitou.
-1214 Victorieux des Anglais à Bouvines, Philippe-Auguste consolide son empire sur le Poitou.
-1217 Les abbayes de Maillezais, Nieul, Saint-Michel-en-l'Herm, Saint-Maixent et l'Absie s'associent pour creuser le canal des Cinq Abbés, décisif dans le dessèchement du marais Poitevin.
-1218 Savary de Mauléon fonde Les Sables.
-1241 Saint Louis confie le Poitou en apanage à son frère Alphonse; s'ensuit un siècle de prospérité.
1242 Saint Louis prend d'assaut Pouzauges, Mervent, Vouvant et Fontenay.
-1245 Alphonse de Poitiers acquiert la seigneurie de Fontenay et fait de la ville la tête de pont de l'administration royale en Bas-Poitou.
1259 Par le traité de Paris, Henri III d'Angleterre renonce au Poitou.
-1283 Le pouvoir royal, prenant le relais des abbayes, décide le creusement des canaux de ceinture du marais Poitevin : l'Achenal le Roi et le Contrebot le Roi.
-1317 Le pape Jean XXII scinde en trois le diocèse de Poitiers, créant ainsi ceux de Luçon et de Maillezais.
-1340 Raids anglais en Bas-Poitou.
-1360 Par le traité de Brétigny, le Poitou est cédé aux Anglais.
-1372 Du Guesclin reprend Fontenay ; le Poitou est définitivement rattaché à la France.
-1411 L'Anglais d'Heilly prend Fontenay.
-1417 Rédaction du Vieux Coustumier du Poitou.
-1427-1433 Guerre privée entre Richemont et La Trémoïlle.
-1430 Depuis Poitiers, où le dauphin Charles VII l'a faite entendre par une commission d'universitaires, Jeanne d'Arc lance la reconquête du royaume.
-1440 Exécution de Gilles de Rais, le sire de Tiffauges, Pouzauges et d'autres lieux, compagnon de Jeanne d'Arc devenu assassin d'enfants.
-1471 Louis XI érige Fontenay en commune.
-1483 Garcie-Ferrande, de Saint-Gilles, publie son Grand routier de la mer.
-1520-1527 Au cours de son séjour à Fontenay, Rabelais apprend le grec et entre en contact, par Pierre Amy, avec Guillaume Budé. Secrétaire de Geoffroy d'Estissac, évêque de Maillezais, il fera de ce lieu le modèle de l'abbaye de Thélème.
-1533 Gérard de l'Espée, marchand drapier luthérien, est brûlé à Fontenay.
-1534 Calvin, venu prêcher à Poitiers, gagne à la Réforme nombre d'étudiants et de professeurs.
-1542 Première fontaine classique en France : celle des Quatres-Tias, à Fontenay, elle inaugure une extraordinaire floraison architecturale.
-1550 Première imprimerie à Fontenay.
-1557 L'église réformée est organisée à Fontenay par des pasteurs venus de Genève.
-1567 Réunis à Pouzauges, les gentilshommes huguenots du Bas-Poitou déclarent vouloir détruire la " Babylone papistique " ; l'intolérance réciproque mène à la guerre, dès l'année suivante.
-1570 Prise de Fontenay par les protestants.
-1581 La Popelinière, de Sainte-Gemme-la-Plaine, rédige la première histoire impartiale des guerres de religion, dont il a été l'acteur et le témoin.
-1587 Le Fontenaisien Barnabé Brisson publie le Code Henri, qui clarifie la législation royale
-1588 Le chef protestant Agrippa d'Aubigné prend Maillezais, où il rédige une grande partie de son œuvre.
-1588 Henri de Navarre, futur Henri IV, mène campagne en Bas-Poitou.
-1591 François Viète, lui aussi de Fontenay, pose les bases de l'algèbre.
-1595 Les ligueurs bretons du duc de Mercœur massacrent 28 réformés à la Brossardière, près de La Châtaigneraie.
-1598 Par l'Édit de Nantes, Henri IV impose la coexistence religieuse ; Talmont, Beauvoir et La Garnache deviennent des places de sûreté protestantes.
-1599 Édit de Henri IV, qui confie à un ingénieur hollandais, Humphrey Bradley, l'assèchement du marais Poitevin, ruiné par les guerres de religion.
-1608 Luçon accueille son nouvel évêque, âgé de 23 ans : le futur cardinal de Richelieu et premier ministre de Louis XIII.
-1612 Création à Luçon, par Richelieu, d'un des premiers séminaires de France.
-1618 Richelieu fait paraître son Instruction du chrétien, dédiée à ses diocésains de Luçon.
-1622 Louis XIII écrase les protestants de Soubise dans les marais de Riez.
-1642 Pierre Siette, ingénieur et géographe du roi, crée la Société de dessèchement du Petit-Poitou, qui fait appel à des capitaux hollandais, parisiens et poitevins.
-1681 Premières dragonnades de l'intendant Marillac à l'encontre des protestants bas-poitevins.
-1685 L'annonce par l'intendant Foucault de la conversion totale du Poitou sert de justification à la révocation de l'Édit de Nantes ; l'émigration de l'élite protestante est une catastrophe économique.
-1698 Premières assemblées protestantes clandestines dite du désert.
-28 avr. 1716 Mort à Saint-Laurent-sur-Sèvre de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.
-1767 L'intendant de Blossac ouvre à Fontenay la rue Royale, parallèle à la rue des Loges.
-1787 L'édit de tolérance rend officiellement un état civil aux protestants.
-4 août 1789 L'Assemblée vote la disparition des servitudes et des privilèges.
-26 août 1789 La Déclaration des droits de l'homme proclame la liberté individuelle et l'égalité en droits, posant ainsi en France les fondements de la modernité politique.
-17 juil. 1790 Constitution civile du clergé, qui sera désormais élu et devra prêter serment à la Constitution.
-Fév-mai 1791 Premiers troubles en Vendée contre la constitution civile.
-Été 1791 Processions nocturnes et apparitions dans les Mauges. Les commissaires envoyés par l'Assemblée constatent l'exaspération du bocage.
-2-6 sep. 1791 Exécutions populaires à Paris d'environ 1 400 prisonniers, prêtres, politiques, Suisses, délinquants, fous et enfants confondus.
-4 mars 1793 Premières échauffourées à Cholet contre la levée d'hommes.
-11-12 mars 1793 Refusant la levée d'hommes, plusieurs paroisses se soulèvent. L'administration de la Loire-Atlantique fait déjà état de plus de 20 000 insurgés.
-12-19 mars 1793 Pétitions vendéennes réclamant le respect des principes de 89.
-19 mars 1793 À l'annonce de l'insurrection massive des Mauges, l'Assemblée décrète que tout révolté sera mis à mort dans les 24 heures. La suite prouvera que les Montagnards, en créant une guerre civile, entendent ainsi faire tomber les Girondins.
-25 mai 1793 Prise de Fontenay par les Vendéens.
-2 juin 1793 La guerre en Vendée a permis de dégarnir la Convention des troupes qui la protègent, tandis que les Montagnards conservent sur place les volontaires qui leur sont favorables. Une insurrection contraint les députés à décréter l'arrestation des principaux Girondins.
-1er août 1793 Sur la foi d'une (fausse) lettre anglaise, l'Assemblée décide de détruire la Vendée et d'en déporter les vieillards, les femmes et les enfants.
-17 sep. 1793 La loi des suspects instaure le terrorisme d'État.
-1er oct. 1793 "L'inexplicable Vendée" devenue le "creuset où s'épure la population nationale".
-17 oct. 1793 Battus à Cholet, 40 000 insurgés avec autant de non-combattants passent la Loire. Début de la Virée de galerne. Bonchamps, mourant, fait libérer 5 000 prisonniers républicains.
-4 nov. 1793 Turreau est affecté à l'armée de l'Ouest, dont il reçoit le 28 le commandement en chef.
-16 nov. 1793 À Nantes, l'église Sainte-Croix devient le siège de la société populaire Vincent-la-Montagne et l'évêque constitutionnel y renonce à la prêtrise. La nuit même, 90 prêtres sont noyés. La Convention, dûment avertie, ne réagit pas.
-6 déc. 1793 Carrier prévient le Comité de salut public qu'une nouvelle noyade, de 53 prêtres, va avoir lieu (deux jours plus tard).
-11 déc. 1793 Carrier annonce au Comité de salut public qu'il va donner l'ordre d'achever d'incendier la Vendée et d'en tuer tous les habitants.
-14 déc. 1793 Carrier fait noyer 129 prisonniers de droit-commun, dont la plupart attendaient leur jugement.
-17 & 19 déc. 1793 Carrier ordonne de guillotiner sans jugement 24 puis 27 Vendéens, dont plusieurs femmes et enfants.
-21 déc. 1793 Nouvelle noyade à Nantes de 360 personnes. Celles qui suivent sont difficiles à dater. En tout, elles concernent peut-être 5 000 personnes, toutes non jugées.
-23 déc. 1793 Ce qui reste de l'armée vendéenne est écrasé dans les marais de Savenay.
-25 déc. 1793 Turreau demande au Comité d'approuver son plan d'anéantissement de la Vendée par 12 colonnes.
-16 jan. 1794 Turreau demande au Comité de salut public s'il doit également exterminer les femmes et les enfants. Pas de réponse, ni à deux autres lettres.
-17 jan. 1794 Ordre de marche des colonnes infernales, complété par l'instruction du 19 : il faut tout exterminer. Elles vont faire plusieurs dizaines de milliers de victimes et relancer la guerre.
-24 jan. 1794 Turreau assure au Comité du salut public que l'extermination est en voie d'achèvement.
-6 février 1794 Le Comité de salut public répond enfin à Turreau : ses mesures sont bonnes et ses intentions pures mais il attend les résultats pour juger.
-8 février 1794 Rappel de Carrier, qui "a eu des formes dures" contre les patriotes.
-21 fév. 1794 Devant la Convention, Carrier justifie la politique d'extermination des Vendéens.
-28 février-1er mars 1794 Aux Lucs, la colonne de Cordellier extermine 564 personnes, dont 110 enfants de moins de huit ans. Cette tuerie apparaîtra d'autant plus emblématique, que la liste des victimes a été conservée.
-13 mai 1794 Turreau est remplacé par Vimeux. Une semaine plus tard, il est nommé commandant de Belle-Île-en-Mer. Ses adjoints forment le nouvel état-major.
-10 juin 1794 La loi du 22 prairial, qui inaugure la Grande Terreur, supprime les dernières garanties juridiques. Carrier est chargé de la deuxième lecture.
-27 juillet 1794 S'estimant menacés, Fouché, Collot, et d'autres terroristes renversent Robespierre.
-8-14 sep. 1794 Procès des bourgeois nantais que Carrier avait expédiés à Paris. Ils sont triomphalement acquittés.
-16 oct. 1794 L'acquittement des notables nantais provoque l'ouverture du procès du comité révolutionnaire de Nantes, puis celui de Carrier.
-21-23 nov. 1794 Carrier comparaît devant la Convention qui le 24, à l'unanimité moins deux abstentions, l'envoie devant le Tribunal révolutionnaire. Il tente de se suicider.
-16 déc. 1794 Carrier et deux de ses complices sont exécutés, les autres relaxés pour n'avoir pas eu d'intention contre-révolutionnaire.
-17 fév. 1795 L'entrevue de la Jaunaie aboutit à une suspension des hostilités.
-22 et 25 mars 1795 Capturé à la Chabotterie, Charette est exécuté à Nantes. Fin de la guerre de Vendée.
-19 déc. 1795 Après un emprisonnement de 14 mois, Turreau, blanchi par un tribunal militaire, est applaudi à sa sortie par la foule.
-1799 Nouveaux troubles.
-16 juillet 1801 Signature du Concordat, complété le 8 avril 1802 par la loi d'organisation des cultes. Le nombre des évêchés est réduit à cinquante ; le territoire de la Vendée est rattaché au diocèse de La Rochelle. Du refus du Concordat par Monseigneur de Coucy naît la Petite Église.
-1802 et 1806 Louis-Marie Baudouin (1765-1835) fonde les Ursulines de Jésus et les Enfants de Marie.
-25 mai 1804 Napoléon décide le transfert du chef-lieu à La Roche-sur-Yon et le percement de routes.
-7-8 août 1808 Passage de Napoléon en Vendée.
-Mai-juin 1815 L'insurrection royaliste contre le retour de Napoléon ne mobilise guère les Vendéens.
-1815-1847 Dans une France royaliste, les notables libéraux de Vendée envoient constamment à la Chambre une représentation " de gauche ".
-1818 Pierre Monnereau (1787-1856) fonde la Congrégation des sacrés cœurs de Jésus et de Marie.
-Mai 1832 Marie-Caroline, duchesse de Berry, tente de soulever la Vendée pour mettre son fils le comte de Chambord sur le trône de France.
-1848 Le suffrage universel révèle d'une part un Bocage et un marais Vendéen légitimistes, d'autre part une Plaine et un marais Poitevin républicains. Une géographie électorale appelée à se durcir lors des offensives anticléricales de la IIIème République.
-1853 Premières conserveries sur la côte vendéenne.
-Déc. 1866 Ouverture de la liaison ferroviaire Nantes-La Roche-sur-Yon.
-1871 Les Sables d'Olonne, station balnéaire.
-À partir de 1879 Offensive contre les écoles congréganistes, très nombreuses en Vendée. La question scolaire devient l'enjeu central des luttes électorales.
-1882-1886 Législation Ferry-Goblet instituant la laïcité des programmes de l'enseignement primaire public et de son personnel.
-Nov. 1890 Le cardinal Lavigerie appelle les catholiques à se rallier à la République.
-1891 L'encyclique Rerum Novarum pose les bases du catholicisme social.
-1er juillet 1901 Loi sur les associations, qui contient sous son titre III des dispositions anti-congréganistes.
-7 juillet 1904 Loi Combes qui décide de la fermeture des dernières écoles congréganistes. Cette loi a peu d'effet en Vendée, la presque totalité des écoles des sœurs étant déjà fermées.
-9 déc. 1905 Loi de séparation de l'Église et de l'État.
-Début 1906 Les Inventaires provoquent de graves troubles.
-1914-1918 La guerre enlève à la Vendée 5 % de sa population (3,5 % pour le reste de la France).
-Août 1914 Suppression des décrets d'application des lois de 1901 et 1904, en raison de la situation nationale.
-1917 Le Vendéen Georges Clemenceau président du Conseil.
-1919-1939 Migration de nombreux agriculteurs vers le Sud-Ouest.
-1932 Création de la JAC en Vendée.
-22 juin 1940 Les troupes allemandes pénètrent en Vendée.
-Sep. 1940 Suppression de la législation anti-congréganiste du début du siècle.
-19 mai 1941 Seigneuret, chef du mouvement de résistance qu'il a organisé dès septembre 1940, est fusillé au Mont-Valérien.
-8 mai 1945 À Berlin, le Vendéen Jean de Lattre de Tassigny reçoit pour la France la capitulation allemande.
-1950 Des agriculteurs et des artisans, souvent militants catholiques, industrialisent le bocage. Début du " miracle économique " vendéen.
-1956 Mort de Jean Yole, chantre de la Vendée (né en 1878).
-31 déc 1959 La loi Debré met fin à la " guerre scolaire ".
-1969-1972 Effondrement des vocations.
-1978 À l'initiative de Philippe de Villiers, création du spectacle du Puy du Fou.
-1989 Départ du premier Vendée Globe, qui consacre l'industrie nautique vendéenne.
-1993 Aux Lucs, Soljenitsyne réitère son admiration pour les Vendéens, précurseurs selon lui des résistances russes au totalitarisme.
Villes principales
La Roche-sur-Yon est la préfecture du département de la Vendée (85).
Un peu d'histoire...
Dès le XIe siècle, il est fait mention du bourg de La Roche-sur-Yon situé entre le château et l'église Saint-Hilaire. D'abord siège d'une seigneurie puis d'une Principauté-Pairie appartenant aux Bourbons, le village reste malgré tout modeste faute de ressources économiques et de voies de communications.
La création de la ville nouvelle
Le 5 prairial an XII (25 mai 1804) marque la renaissance de La Roche-sur-Yon grâce à la décision de Napoléon d'y créer une ville nouvelle de 15 000 habitants pour pacifier et moderniser la Vendée. Avec sa grande place centrale, son plan en damier, ses larges rues rectilignes, ses boulevards en forme de pentagone délimitant l'espace urbain, cette ville nouvelle apparaît elle-même comme un symbole de modernité.
Les débuts sont pourtant difficiles. Puis le développement s'amorce sous la Monarchie de Juillet. Une nouvelle étape commmence avec l'arrivée du chemin de fer en 1866 et la ville déborde bientôt du pentagone. Au début de la IIIe République elle passe la barre des 10 000 habitants. L'urbanisation est alors assez désordonnée, et à la fin des années Trente, le conseil municipal décide d'élaborer un plan d'urbanisme (le premier depuis Napoléon) qui inspirera la politique d'aménagement des années cinquante.
Une nouvelle dynamique
L'après-guerre connaît en effet une forte croissance démographique. En vingt ans, de 1954 à 1975, la ville passe de 20 000 à 48 000 habitants. La fusion avec les communes voisines du Bourg-sous-la-Roche et de Saint-André-d'Ornay, en 1964, permet de renforcer encore cette dynamique de développement.
La Roche-sur-Yon devient un pôle d'activités fournissant du travail à la population de nombreuses communes environnantes. Ainsi se tissent de nouvelles solidarités qui débouchent sur la création d'un nouvel espace de coopération : le Pays yonnais.
Dans la commune elle-même, le centre ville se transforme, les anciens quartiers sont aménagés, de nouvelles zones d'habitation voient le jour, les activités se diversifient notamment dans le domaine universitaire, culturel, commercial...
Ainsi Napoléon a gagné son pari. La ville nouvelle voulue par lui en 1804 compte aujourd'hui près de 53 000 habitants.
La Roche-sur-Yon qui a fêté tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa fondation, aborde le XXIe siècle avec confiance et détermination.
Source : [1] (http://www.ville-larochesuryon.fr/article.php3?id_article=372)
Les Sables d'Olonne
Les Sables d'olonne sont une ville portuaire (pêche, plaisance)d'importance sur la façade atlantique. La ville est aussi une station balnéaire réputée idéalement située sur la bien nommée "côte de lumière".
L'histoire des Sables d'Olonne et de La Chaume est, depuis le Moyen Âge, liée à l'océan. Au XIe siècle, une église dédiée à Saint-Nicolas, patron des pêcheurs, est édifiée à la pointe de La Chaume.
Histoire sablaise1218 : la véritable impulsion est donnée par Savary de Mauléon, Prince de Talmont, qui décide de fonder une villa nova près d’Olonne et de La Chaume. Le port des Sables remplace le port de Talmont qui s’envase inexorablement.
Le bourg des Sables se développe alors sur le versant nord de la dune. Le Port des Sables s'enrichit très rapidement avec une solide bourgeoisie de négociants et d'armateurs.
1472 : Louis XI décide de faire des Sables d’Olonne le port principal du pays.
1498 : l'importance du port des Sables est indéniable. 80 à 100 navires y mouillent chaque année.
XVIe siècle : époque de la construction d'hôtels particuliers d'armateurs et de négociants. L'économie est surtout basée sur la pêche à la baleine, puis à la morue qui assure jusqu'au XVIIIe siècle la richesse de la ville.
1602 : les Sables d’Olonne devient l’un des huit sièges d’élections du Bas-Poitou.
1622 : la cure des Sables devient indépendante d'Olonne grâce à Richelieu.
1623 : les travaux de la chapelle Sainte-Anne débutent à la Chaume.
1639 : la construction de l’Abbaye Sainte-Croix s’achève.
1646 : pose de la première pierre de l'Eglise Notre-Dame de Bon Port.
Entre 1660 et 1725, les Sables d’Olonne devient le 1er port morutier de France. Pourtant, sous le règne de Louis XIV, les conflits incessants empêchent le commerce et la pêche qui assuraient la prospérité de la ville.
La ville bombardéeLa situation de la ville commence à se dégrader.
1696 : la ville est bombardée par une flotte anglo-batave, mais les dégâts seront heureusement minimes grâce à l’action d’un marin sablais, Daniel Fricaud.
XVIIIe siècle : un lent déclin s’amorce, essentiellement par le fait des guerres, du désengagement des capitaux nantais et de l'ensablement progressif du port.
1750 : d'importants travaux sont entrepris pour permettre le libre accès du port et protéger la ville des inondations :
- 1751-1756 : construction du « Remblai »,
- 1764-1765 : construction de la jetée Saint Nicolas pour protéger l'entrée du chenal,
- 1768-1780 : construction de la grande jetée
- 1782-1787 : construction d'un quai en bordure de La Chaume.
1749 : élection du premier maire des Sables-d'Olonne, Aimé-François Dupleix, et de quatre échevins.
7 août 1753 : après quelques siècles de rivalité, les Sables-d'Olonne et la Chaume sont réunis.
1765 : la ville est dotée d’armoiries après avoir obtenu le droit de faire du commerce avec les îles d’Amérique.
juillet 1789 : la ville arbore le nouveau drapeau tricolore dès la fin du mois. Elle reste fidèle à la République après avoir repoussé les attaques des troupes vendéennes les 24 et 29 mars 1793.
Cependant, l'état de la ville ne cesse d'empirer, isolée de l'intérieur (aux mains des Vendéens) et de l'extérieur (avec la présence des Anglais sur mer).
Sous l'Empire, la municipalité des Sables-d'Olonne doit faire face au blocus continental instauré par Napoléon, ainsi qu'à la menace des vaisseaux de guerre anglais.
Au lendemain de la Révolution et de l'Empire, la ville des Sables d'Olonne est dans une situation économique et démographique catastrophique. Le renouveau viendra de l'essor du tourisme et de la pêche.
tourisme et pêche1816 : premières réglementations des bains de mer.
1825 : premiers établissements de bains et les « Bathing Machines ».
1854 : parution du « Guide historique et pittoresque du baigneur aux Sables d'Olonne », qui permet de faire connaître la Ville à Paris et dans les grandes villes de l'Ouest.
1854 : début des travaux de rénovation de l’ancien château de La Chaume par les Ponts-et-Chaussées. Désormais, la tour sera connue sous la dénomination controversée de « Tour d’Arundel ».
1845 à 1863 : d'importants travaux modernisent le port des Sables-d'Olonne.
Début de la grande épopée de la pêche à la sardine et de la pêche au thon, qui assure l'essor des conserveries (Amieux, Maingourd...)
fin XIXè : construction de la grande poissonnerie
Parallèlement, les chantiers de construction navale fleurissent sur les quais de la Cabaude, fabriquant les fameux dundees, gazelles et autres pinasses sardinières.
Un peintre chaumois, Paul-Émile Pajot, va immortaliser cette vie maritime sur ses toiles.
Grâce à la petite pêche côtière artisanale et la pêche hauturière, les Sables-d'Olonne vont occuper, jusque dans les années 1990, la 5ème place des ports de pêche français.
L'arrivée du chemin de fer aux Sables d'Olonne en 1866 va dynamiser le tourisme, avec la construction de la gare et la mise en place des « Trains de plaisir », reliant Paris à « La plus belle plage d'Europe ».
Une station balnéaire1876 : inauguration du Casino de la Plage
1886 : inauguration du Casino des Pins
1879 : l'accroissement de la fréquentation estivale a pour conséquence l'extension de la ville vers l'Est. Les nouveaux quartiers de la Gare et de la Rudelière s'urbanisent très rapidement.
Les touristes font alors construire de nombreuses et somptueuses villas, que l'on peut encore voir de nos jours.
Peu à peu, les nombreux hôtels et pensions de familles permettent d'accueillir l'afflux croissant des étrangers.
1936 : les campings se développent à leur tour
années 1950 : l'urbanisme va être profondément modifié par la construction de grands immeubles collectifs, ainsi que par l'élargissement du Remblai et la construction de la piscine en front de mer.
Le Casino de la Plage est également reconstruit
Fin des années 1970 : construction du port de plaisance, Port Olona, et d'une rocade entre les Sables et La Chaume.
15 juin 1975 : signature de la charte du Jumelage entre la Ville et Schwabach, ville allemande située en Bavière.
En 1989, le Vendée Globe Challenge prend le départ aux Sables d'Olonne. La ville renoue avec son passé maritime, auquel s'ajoutent de nombreuses compétitions nationales et internationales de sports nautiques.
Vendée Globe1989 : installation d'un centre de thalassothérapie au bord du Lac de Tanchet dote la ville d'une nouvelle infrastructure touristique.
La ville devient une des premières « Stations nautiques » en France.
1990 : début de l'embellissement du centre-ville
1998 : inauguration du Centre de Congrès Les Atlantes, qui achève l'œuvre de modernisation, plaçant les Sables-d'Olonne en un pôle touristique incontournable.
Aujourd'hui : Port Olona accueille une cinquantaine de manifestations nautiques chaque année dont le très médiatique Vendée Globe.
Source :[2] (http://www.lessablesdolonne.fr/fr/index.html)
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Vendée-Globe : [3] (http://www.vendeeglobe.org/fr/)
La course autour du monde du Vendée-Globe, est appelée l'Everest des mers. Le prochain départ depuis les Sables d'Olonne aura lieu en 2008.
Les Foulées du Gois [4] (http://www.lesfouleesdugois.com/)
Depuis 1987, la Vendée accueille aux environs du mois de juin une épreuve sportive des plus originales : des coureurs luttent contre la marée montante sur le passage du gois, bras de terre pavé qui relie le continent à l'Ile de Noirmoutier.
Cette épreuve unique et imprévisible demeure une référence pour tout athlète de renommée internationale. La course des as en est l'événement majeur, réunissant l'élite du marathon international. Elle est une occasion incomparable de défier les éléments, en réalisant une incroyable performance physique et psychologique. Les foulées du Gois, ce sont aussi des courses pour tous : jeunes, minimes et cadets, " courses populaires " pour les hommes et les femmes.
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Musées et monuments
Château Vieux de l'Ile d'Yeu
Le Vieux-château de l'île d'Yeu, édifié au XIVe siècle, couvre 3 siècles de l'histoire insulaire.
C'est Olivier IV de Clisson, grand bâtisseur de châteaux, qui entreprit les travaux dans le but d'assurer la sécurité des Islais en cas d'invasion étrangère. La plus longue fut celle menée par le célèbre corsaire anglais Robert Knolles, qui réussit en 1355 à s'emparer du château et occupa l'île pendant 37 ans. En 1392, l' îled'Yeu sera reprise aux anglais lors de la reconquête du Poitou par le connétable Olivier V de Clisson. A la Renaissance, Jean V de Rieux (maître de l'île) fait ériger des enceintes bastionnées autour du château. Ces modèles de fortifications furent construits (tels qu'ils se faisaient en leur pays) par des ingénieurs italiens que François 1er avait ramené avec lui de ses guerres d'Italie. Plus tard, Vauban rependra, en la perfectionnant, cette architecture militaire pour la conception de ses fameux forts. Cette protection s'avérera efficace lorsqu'en 1550 débarquent, venant du nord, plusieurs milliers de soldats espagnols qui, mis en echec sous ces murs par la garnison locale, se virent contraints de reprendre la mer pour retourner vers la péninsule ibérique. Le Vieux-château, devenu obsolète par la construction (entre 1654 et 1660) de petits forts côtiers selon la technique de Vauban, fut démantelé à la fin du XVIIè siècle, ainsi que plusieurs autres châteaux anciens des côtes françaises, par ordre de Louis XIV qui craignait que ceux-ci ne fussent pris par l'ennemi pour s'en servir de points stratégiques. Il est classé Monument historique depuis 1890.
Dans les années 70, Maurice Esseul (originaire de l'île) entreprend la fouille puis la restauration du château. Il y tient régulièrement des conférences et organise les visites quotidiennes.
Hergé se serait inspiré du vieux-château pour dessiner L'Île noire.
Circuits
Ma Carte de vendée[5] (http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=109307380345708277637.00000111cabdbec3653ad&ll=46.845164,-1.639709&spn=0.819064,1.851196&z=9&om=1)
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La Brioche Vendéenne
La brioche vendéenne, un trésor à ne pas perdre
Si l’Association de la Brioche Vendéenne a été créée en 1995, c’est bien pour éviter que ce petit trésor du terroir vendéen ne prenne le chemin du quatre-quart breton (confondu aujourd'hui avec la «barre bretonne») qui, à force de s’être maintes fois reproduit et transformé partout dans le monde, a perdu en route son identité, et souvent même sa qualité. Un destin que notre bonne vieille brioche ne connaîtra pas, tant ses défenseurs s’acharnent à la protéger.
«À ne pas assez protéger notre brioche vendéenne, on risque de la perdre, explique Christian Thomas, le président de l’Association de la Brioche Vendéenne (ABV) et PDG de l’entreprise Maline Blandin aux Essarts. Forts de ce constat, l’idée nous est venue en 1995 de protéger l’appellation «Brioche de Vendée» qui s’utilisait à tout va, et de monter un dossier pour protéger sa zone de fabrication. L’association qui vise à fédérer tous les producteurs de brioches (artisans boulangers et entreprises) s’est fixé l’objectif de conserver sa qualité, et même de l’améliorer afin qu’elle ne devienne pas au fil du temps un vague pain de mie déformé».
IGP et Label Rouge : une qualité partout reconnue
Première pâtisserie protégée au niveau européen, puisqu’elle bénéficie depuis 2003, non seulement du Label Rouge mais surtout d’une IGP (Indication Géographique Protégée), la brioche vendéenne telle qu’on la nomme est fabriquée uniquement dans le département et quelques cantons limitrophes.
Elle dépend également d’un cahier des charges bien précis qui indique l’utilisation d’ingrédients spécifiques, et l’absence totale de colorants et de conservateurs. Par ailleurs, son temps de fermentation est particulier, elle doit être tressée à la main, pétrie et cuite sur le même site, dorée sur le dessus à l’œuf, non tranchée et vendue en frais. Enfin, son poids doit être de 300g minimum, sa mie est alvéolée, sa texture aérée, filandreuse et fondante, sa durée de conservation de 18 jours maximum et les parfums et arômes que l’on utilise dans sa fabrication ne doivent pas être autres que l’eau de vie, le rhum, le cognac, la fleur d’oranger et la vanille naturelle.
Alléger le cahier des charges
C’est précis, c’est pointu, c’est exigeant, mais peut-être faut-il tout cela pour s’assurer que la saveur incomparable de ce produit 100% vendéen ne s’amenuise avec le temps. Pourtant, le président de l’association ne souhaite pas rester rigide et dit vouloir se battre afin que le plus grand nombre d’artisans et d’entreprises de boulangerie, dont beaucoup craignent de ne pouvoir financièrement répondre au cahier des charges, rejoignent l’association et puissent bénéficier à leur tour de l’appellation Brioche de Vendée. Car en effet, seulement dix-sept d’entre eux peuvent aujourd’hui se targuer de produire cette fameuse brioche.
«C’est trop peu, poursuit Christian Thomas, et je me bats pour rendre ce cahier des charges beaucoup plus ouvert et accessible. Cette brioche est un pan de notre histoire, elle est ancrée dans nos traditions, ses qualités gustatives sont incomparables, la Vendée est le pays de la brioche, et on doit à tout prix se la garder tout en continuant à la faire connaître !»
En 2005, 6 500 000 brioches vendéennes ont été vendues et chaque jour, plus de 100 camions chargés de brioches quittent la zone IGP pour livrer un peu partout ces merveilles du terroir que l'on trouve aussi sur tous les étals de nos boulangeries. Celle qui, au fil de l’histoire a régalé de multiples générations et porté des milliers de mariées de Vendée a encore, grâce à tant d’efforts conjugués, un bel avenir devant elle...
Source : [6] (http://www.vendee.fr/vendee/dossiers/default.asp?dsp=420)
La Fleur de sel [7] (http://www.vendeephotos.com/2007/03/fleur-de-sel-marais-salant-noirmoutier.html#links)

Marais salant
La fleur de sel est la mince couche de cristaux blancs qui se forme à la surface des marais salants, en général par l'action évaporatrice du vent.
Le saunier la ramasse à l'aide d'un outil appelé "lousse", très délicatement. La fleur est égouttée et séchée au soleil. La période de séchage peut durer un an, afin que son taux d'humidité descende à un niveau optimal.
Riche en magnésium ainsi qu'en oligo-éléments, son goût est beaucoup plus fin et délicat que le sel de table.
La fleur de sel est la fleur du sel...
Santé et sécurité
Travail
A ne pas faire
Autres
Les Grandes entreprises vendéennes :
Bénéteau : Certainement la plus réputée de toute, sa notoriété est mondiale, en effet ses bateaux notamment les voiliers sont vendus dans le monde entier. Tout commence en 1884 en Vendée, sur le quai des Greniers à Croix-de-Vie. De retour de l’armée, Benjamin Bénéteau, passionné par la
construction navale, décide de créer son propre chantier en se
consacrant aux bateaux en bois destinés à la pêche de la sardine. En 1909, il construit le premier sardinier à moteur. C’est une réussite,un temps rejetée par les pêcheurs qui pensent que le moteur fait fuir les poissons. Ce n’est qu’en 1918 que les pêcheurs réalisent l’intérêt d’un tel bateau. En 1928, sa femme est atteinte de la grippe espagnole; il décide alors de passer le flambeau à son fils. André développe l’entreprise en construisant toute sorte de bateaux :
-sardiniers, thoniers, chalutiers, pinasses- destinés toujours à la
pêche. La réputation de l’entreprise n’est plus à refaire. Mais au
milieu des années 60, la pêche est en difficulté. André laisse sa place
en 1964 à ses enfants : André fils et Annette. Ceux-ci décident alors de reprendre l’entreprise mais en modifiant le type de construction. Du bateau de pêche, on passe au voilier de promenade. En 1976, le « First » lance l’entreprise sur le marché mondial et en 1982, elle devient le leader mondial des bateaux de plaisance. De son implantation aux Etats-Unis à son entrée en bourse, en passant par les absorptions d’entreprises navales, les chantiers Bénéteau est devenu le leader mondial des bateaux de plaisance, regroupant en tout 5000 salariés. Tout un esprit de la mer depuis 1884…
Les Grands Hommes et les autres
Pierre Garcie-Ferrande
Le premier océanographe de l’Histoire : Pierre Garcie-Ferrande, père de la cartographie marine.
À la fin du XVe siècle, deux ports du Bas-Poitou rivalisaient avec les plus importants du royaume, y compris Nantes, Bordeaux et La Rochelle : Les Sables-d’Olonne et Saint-Gilles. Ce dernier se tailla une belle renommée, notamment grâce à l’un de ses marins : Pierre Garcie-Ferrande. Celui-ci publia en effet en 1483 le «Grant Routtier et pilotage de la mer», premier ouvrage de référence de toute l’histoire maritime pour la navigation.
Né en 1430 à Saint-Gilles, Pierre Garcie, dit Ferrande, était originaire de la péninsule ibérique, Espagne ou Portugal. De nombreux matelots débarquant de ces pays dans le nôtre s’y établissaient. Pierre devint marin, comme son père. Comme la plupart des pilotes de l’époque, il notait dans des carnets les caractéristiques des ports et des côtes qu’il fréquentait lors de ses navigation.
Ces précieuses indications se transmettaient à l’époque de marin à marin. Le premier, il rassembla ses notes et celles de nombre de ses pairs en un ouvrage qu’il publia. L’opus remplaça avantageusement les portulans et cartes maritimes imprécises employées jusqu’alors. Sérieux, précis, clair et écrit en Français, il remporta un grand succès et connut trente-deux éditions en français et huit en anglais. Il resta l’ouvrage de référence des marins, sans réelle concurrence jusqu’au XVIIIe siècle lorsque fut édité «Nos Pilotes ou Instructions nautiques modernes».
Pierre Garcie-Ferrande mourut en 1520 à Saint-Gilles. Il est considéré comme le premier véritable océanographe. François 1er le qualifia de «l’un des maistres de navires les plus experimentez qui sont aujourd’hui et le plus cognaissant en navigage».
Jean David NAU, dit François l'Olonnois (vers 1630 - 1671)
Ce personnage fut l’un des flibustiers les plus célèbres du règne de Louis XIV. Avec lui ressurgissent des lieux légendaires de la piraterie, comme les Caraïbes ou l’Ile de la Tortue, repères des Frères de la Côte.
François l’Olonnois est né aux Sables d’Olonne vers 1630.
Il embarque dans le port de La Rochelle, entre 1650 et 1653, à destination de Saint-Domingue. Là, il devient boucanier, un aventurier pratiquant l’élevage de bœufs sauvages. Les boucaniers sont alors alliés des flibustiers et des Français.
Très vite, il rejoint l’Ile de la Tortue. Alors débutent ses exactions sanglantes contre les bâtiments espagnols, qui en font très vite un des flibustiers les plus redoutables. Connu dans toutes les Caraïbes, il est surnommé le « Fléau des Espagnols » ou le « Boucher de Maracaïbo », s’illustrant particulièrement dans la prise de cette ville du Vénézuela en 1666.
En 1671, après une expédition malheureuse contre les côtes du Guatemala, son navire est jeté par la tempête sur les côtes du Yucatan.
Capturé par les cannibales « Indios Bravos », il connaît une fin tragique.
Georges Clémenceau
Parmi les grands hommes politiques de la IIIème République, il y a eu trois hommes qui excellèrent aussi bien à la tribune du Parlement qu’avec leur plume : Jaurès, Gambetta et Clemenceau. Ce dernier a livré plus d’un combat en un demi-siècle de carrière politique. Du « tombeur de ministères » au « Père la Victoire » en passant par le « briseur de grèves » et l’ardent journaliste défenseur de Dreyfus, l’homme s’est illustré à de nombreuses reprises.
Une force de la nature
Georges Clemenceau, né en 1841 à Mouilleron-en-Pareds en Vendée, suivit les pas de son père. Il fit des études de médecine, obtint son doctorat en 1865, et exerça pendant près de vingt ans. Il s’intéressa ensuite à la politique. A la chute du Second Empire, il proclama la République sur la place de la Bastille (en conséquence de quoi il écopa de 4 mois de prison). Il fut élu député républicain radical de la ville de Paris en 1870. Clemenceau devint la figure de proue des radicaux de l’extrême gauche et se fit remarquer par de fortes prises de position. En 1885, il s’opposa à la politique coloniale de Jules Ferry tant et si bien qu’il le contraignit à démissionner. Ayant déjà fait chuter le ministère de Léon Gambetta l’année précédente, il gagna le surnom de « tombeur de ministères ». Son tempérament fougueux lui valut également quelques ennuis. Ainsi, en 1872, il fut incarcéré 15 jours à la Conciergerie pour une affaire de duel.
Son activité journalistique
Clemenceau perdit de peu les élections de 1893 suite au scandale de Panama, dans lequel il se trouvait indirectement impliqué. Ecarté temporairement de la scène politique, il se tourna vers le journalisme. Responsable de la ligne éditoriale du journal L’Aurore, il s’illustra en 1898 en y publiant le célèbre « J’accuse » d’Émile Zola. 1902 marqua son retour en politique. Le sénateur du Var défendit avec ferveur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Quatre ans plus tard, Clemenceau devint ministre de l’Intérieur et Président du Conseil (de 1906 à 1909). L’Histoire a retenu la force avec laquelle il réprima les mouvements sociaux (la grève des mineurs du Pas-de-Calais et la révolte des vignerons en Languedoc-Roussillon). Le « premier flic de France » créa également à cette époque le ministère du Travail.
Un retour en politique plébiscité
Après son départ du gouvernement, Clemenceau passa dans l’opposition. La guerre s’installant, le Président de la République Raymond Poincaré l’appela à la tête du gouvernement en 1917 bien qu’il ne l’appréciait guère. Clemenceau commença par faire arrêter Caillaux et Malvy, partisans d’une paix négociée. Il s’employa ensuite à faire la guerre, usant de sa poigne de fer pour que la République ne se détruise pas sous les bouleversements provoqués par cette guerre. Agé de 76 ans, il rendit plusieurs fois visite aux Poilus sur le Front pour encourager les soldats. Il joua un rôle décisif dans la dernière année du conflit.
Surnommé le « Tigre » puis « Père la Victoire » à l’armistice du 11 novembre 1918, Clemenceau sortit de la guerre avec une énorme popularité. Il fut élu par acclamation à l’Académie française trois jours à peine après la signature de l’armistice. Il fut chargé des négociations du traité de Versailles et, dans une ambiance générale revancharde, il ne perçut pas la démesure des exigences demandées à l’Allemagne.
En février1919, il échappa de justesse à un attentat commis par l’anarchiste Cottin. L’une des trois balles le blessa légèrement à l’épaule. En 1920, alors qu’il visait la présidence de la République, les parlementaires lui préférèrent Paul Deschanel. Cette déception marqua la fin de sa carrière politique. Il passa les dernières années de sa vie à écrire (« Démosthène » en 1925, « Aux sources de la pensée vive » en 1926, « Claude Monet et les Nymphéas » en 1928) et à voyager, notamment en Inde et aux Etats-Unis. Ce fut un proche ami de Claude Monet. Georges Clemenceau mourut à Paris le 24 novembre 1929, à l’âge de 88 ans.
« Tombeur de ministère », « Premier flic de France », le « Tigre »… autant de surnoms pour souligner l’autorité, la détermination et l’incroyable énergie de Georges Clemenceau.
Musée Clémenceau [8] (http://www.musee-clemenceau.fr/lieuxmemoire.html)
Hervé Retureau
Hervé Retureau, 1er «académicien de la mer» vendéen Le prix Henri Vovard 2006, décerné par l'Académie de la Marine, a été remis à Hervé Retureau pour son ouvrage, Sablais, marins du globe. À travers ce prix, l'Académie a voulu encourager le jeune historien et l'équipe de la Société Olona avec laquelle il travaille.
Sablais, Marins du Globe Non, l'histoire maritime des Sables d'Olonne n'a pas commencé avec le Vendée Globe ! Pendant de nombreuses décennies, le port vendéen a même été l'un des plus importants port de pêche à la morue.
Entre 1837 et 1840, à bord de l'ASTROLABE et de la ZELEE, cinq marins vendéens ont participé à l'expédition Dumont d'Urville au cours de laquelle la terre Adélie fut découverte. Ces deux navires ont ainsi ouvert la route qu'empruntent aujourd'hui les concurrents de l'Everest des mers.
C'est la vie quotidienne de ces gens de mer, leurs croyances religieuses et maritimes, qu'Hervé Retureau, président de la Société Olona a voulu retracée dans son livre Sablais, Marins du Globe. «Je voulais faire découvrir au grand public à l'occasion de l'édition 2004 du Vendée Globe que la tradition maritime de la ville n'avait pas commencé avec la course. C'est au contraire cette dernière qui s'y est intégrée», explique-t-il.
Premier Vendéen récompensé
Créée à Brest au XVIIIe siècle, l'Académie de la Marine défend les traditions maritimes. Elle contribue par ses travaux, ses publications et l'organisation de ses prix à encourager les expériences enrichissantes pour les diverses activités maritimes.
C'est dans cette perspective que le 18 octobre 2006, Hervé Retureau a reçu pour son ouvrage Sablais, Marins du Globe le prix Henri Vovard. «Premier Vendéen à recevoir une telle récompense de l'Académie, cette dernière a voulu encourager le travail des jeunes historiens, j'ai 32 ans, mais aussi le travail que nous faisons avec l'équipe de la Société Olona», explique le lauréat.
Émile Girardeau : le père du radar et de la radio privée
Né à Luçon en 1892, Émile Girardeau est l’homme du Radar. C’est à ce Vendéen que l’on doit cette invention qui révolutionna les techniques de télécommunication du XXe siècle.
La première radio privée française, le Radar, la magnéto…
Émile Girardeau est le père de toutes ces inventions. Enfant de Luçon, né en 1892, il révolutionna le monde de la télécommunication française. Après des études à l’école de Polytechnique, il s’est spécialisé dans les sciences de la télécommunication.
« Mon grand-oncle, explique Philippe Girardeau, était un visionnaire. Il a toujours su profiter des occasions qui se présentaient à lui et les faire fructifier. De même, il a toujours su s’entourer des bonnes personnes. » Dans les années 1910, il eut l’intuition de créer et de développer ce que sont aujourd’hui les radios.
Le créateur de Radio France
En 1909, il installa la première fréquence musicale entre la France et l’Afrique Noire. L’expérience rencontra un grand succès. Les commandes affluèrent. La radio privée française était née.
En 1910, il créa la Société Française Radioélectrique, SFR. De là sont nées de nombreuses sociétés radiophoniques?: la Compagnie de Radio-France (communication avec l’étranger), Radio-Orient, la Compagnie Radio-maritime...
En 1922, il mit en place Radio-Paris. « Mon oncle est le premier français à avoir utilisé les techniques militaires de la radio pour le domaine privé, précise Philippe Girardeau. Il créa la radio moderne. Celle que nous connaissons aujourd’hui. »
Le créateur du Radar [9] (http://www.radar-france.fr/Emile%20Girardeau.htm) « Dix hommes ne suffiraient pas à réaliser tout ce qu’il a mis en place », admire Philippe Girardeau. Dans les années 1930, Émile Girardeau et son équipe du centre de recherches de la Compagnie générale de T.S.F, ont approfondi les recherches autour de la détection des ondes électromagnétiques, autrement dit du Radar.
« Notre objectif, était l’application de ces instruments à la sauvegarde de la vie humaine en mer », précise Émile Girardeau dans « Souvenirs de longue vie ». En 1935, le paquebot « Normandie » effectua ses premières traversées avec un radar à bord. Un équipement de petite taille qui permettait de détecter les navires et les côtes jusqu’à 12 milles, soit à une vingtaine de kilomètres.
« Ces faits prouvent que notre équipe est bien la première à avoir construit des radars. Mais ce qui est peut-être encore plus remarquable, ajoute Émile Girardeau, c’est que ces radars utilisent des ondes ultracourtes. Les radars anglais construits après les nôtres, entre 1935 et 1938, ont utilisé des équipements beaucoup trop volumineux pour être établis sur un navire. »
Au début de la Seconde Guerre Mondiale, toutes les traces de ces recherches ont été détruites et cachées avant d’être transmises aux alliés. « Après la guerre, les Anglais s’approprièrent le brevet. Il fallut se battre pour faire reconnaître la vérité », explique Philippe Girardeau.
Chef d’entreprise et homme de lettres
Émile Girardeau a été aussi un grand chef d’industrie. Dans les années 1960, 28 000 personnes travaillaient dans les diverses entreprises qu’il avait créées.
Vers la fin de sa vie, il se consacra à l’écriture. Il publia plusieurs livres. En 1954 il fut reçu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Il décéda en 1970. Son héritage est immense.
Aujourd’hui ses découvertes et ses inventions sont encore exploitées. Depuis, chaque année, au mois de novembre, un prix Émile Girardeau est décerné par l’Académie des Sciences Morales et Politiques.
Adresses utiles
Site du conseil Général de Vendée: [10] (http://www.vendee.com/)
Site du tourisme en Vendée : [11] (http://www.vendee-tourisme.com/)