Déjà au départ, ça commençait bien ! On devait partir la veille, mais comme il pleuvait... Finalement on décolle du hameau des Cours vers 11h, on peut pas dire qu'on s'est dépêchés.
De Villar d'Arêne, on est très vite au Col du Lautaret, mais on sait qu'un fois la descente attaquée on ne pourra plus revenir en arrière : il faudrait remonter ! Midi sonne quand on traverse Chantemerle (Serre-Chevalier).
Pas d'arrêt en traversant Briançon, puis on attaque la lente, très lente ascension du Col de l'Isoard. C'est marrant, ils vont plus vite au Tour de France ! Peut-être que c'est parce qu'ils ne se trimballent pas 10 kg de sacoches au cul du vélo ? Et puis pourquoi on passe par un col ? alors qu'ils suffisait de suivre la Durance ? TAIS-TOI ET PÉDALE !
On finit quand même par s'arrêter à Cervières pour casser la croute, mais on a pas encore fait le plus dur... Puis on repart, presque sans s'arrêter, jusqu'au col qu'on atteint le visage rouge et suant vers 16h30. Ce chameau (à tous les sens du terme, je suis sûr qu'il me nargue) de Vincent paraît grimper sans efforts, moi je n'ai eu pour tout entraînement qu'une petite ascension du Galibier (10km depuis Vilar d'Arêne !).
La descente est très longue pour arriver à Guillestre. Ça commence par la traversée de la Casse Déserte (magnifique), puis on plonge sur la vallée du Guil (Queyras), pour ensuite longer la rivière jusque dans la vallée de la Durance. Arrivée à 18h30. Ça nous fait quand même 88km !
Nos fiers destriers devant le Monument du Col de l'Isoard. Eh ouais ! 2360m d'altitude sur des vieilles bécanes de 20 ans d'âge ! Les maillots à pois n'ont qu'à bien se tenir !
La Casse Déserte, c'est sur le versant Queyras de l'Isoard. Et ça porte bien son nom. Remarquez le vélo (si si, le petit point sur la route !) perdu au milieu.