Après 4 jours de mer nous atteignons la première des îles: Crozet. La veille déjà elle s'était annoncée. Alors que nous nous étions couché en t-shirt nous avons été obligé de sortir la polaire au réveil. Le passage de l'océan indien à l'océan glacial est réellement brutal. Si on est éveillé on peut même voir la séparation à la couleur de la mer.
Mais finalement le passage des 40ième rugissants s'était fait sans qu'on le remarque... sauf que juste après le vent s'est mis de la partie. et la dernière nuit a vu une pointe de consommation d'eau importante. pour cause de nombreux cas de mal de mer.
Il nous faudra d'ailleurs attendre le début d'après-midi pour pouvoir débarquer.. Il faut dire que Crozet n'a pas de port. De plus la base n'a pas été installée au meilleur mouillage, mais en baie du marin, là ou la colonie de manchots royaux est la plus importante.
Il n'y a donc que 2 solutions pour aller à terre: l'hélicoptère. Mais à 30 noeuds de vent établi le pilote ne se sent pas trop de décoller du bateau. Ou la petite vedette accessible par l'échelle de pilote. Et là c'est un peu la même chose. Avec plus d'un mêtre de battement d'eau on ne l'utilise pas. Trop risqué.
Dès le lendemain de notre arrivée c'est le même topo. trop de vent. impossible de débarquer.. Finalement le navire se déplacera un petit peu pour aller s'abriter en baie américaine, plus au nord. Nous les touristes pourront en profiter pour visiter l'ile. Mais pas question de débarquer le matériel pour la base.. pour l'instant.
Ce ne sera donc que le 5ième jour que la ravitailleur pourra enfin effectuer sa mission, et débarquer le matériel pour la rénovation de la base de Crozet...
et les ouvriers pourront donc se mettre au travail, sous l'autorité du chef de district de Crozet.. autrement dit, en langage TAAFien le DisCro... Enfin en 2000, et pour la première fois c'était une femme. Et comme les TAAFiens sont un peu sexistes, certains on proposé de feminiser son titre en DisCrote...
Pour notre part l'intérêt c'était la faune. Les animaux n'ont pas peur de l'homme. et il faut même faire attention à ne pas se prendre un coup d'aileron quand nous sommes dans la colonie de manchots.. Quelques éléphants de mers sont aussi présents, mais surtout en version "bonbon" c'est à dire "jeune de l'année". Nous y verrons néanmoins un vieux male... et quelques orques. Quand aux albatros, labbes, et autres chionis ils ne manquent pas à l'appel.