Gare de Sallanches, mercredi 19 juillet 2006, 8h15. Après une nuit bien courte ou bien longue, (vous comprendrez !) je me trouve un endroit à l’ombre car le soleil tape déjà et je m’attaque à l’harnachement des sacoches sur mon vélo et je peux vous assurez que ça n’a pas été de la tarte à faire et ce, tous les jours : 6 sangles à mettre pour éviter qu’elles ne se prennent dans la rayons de ma roue arrière. Ce matin-là je mettrai environ 1h pour les fixer car il est vrai que je n’avais pas vraiment fait d’essai avant de partir et je ne pensais pas que ça serait aussi compliqué de les accrocher. J’installe mon road-book sur la sacoche avant et c’est parti pour les premiers coups de pédale direction Argentière pour cette première étape de mise en route.
Au bout de quelques centaines de mètres la route commence déjà à s’élever et je suis comme stoppé avec le chargement. J’ai vraiment eu l’impression d’être scotché à la route, comme si le frein frottait la roue. Je me dis à ce moment là qu’il va vraiment falloir être patient au vu des cols qui m’attendent car il ne s’agissait là que des premières pentes et pas les plus sévères. Le petit plateau est donc de rigueur dès le départ et les grands pignons aussi ! Je double quand même un VTT, je ne dois pas être si lent que ça finalement. Au bout de 3/4h j’arrive à Servoz où je m’arrête car le crochet d’une sacoche frotte contre le petit pignon. J’en profite pour faire quelques photos et pour me restaurer avant l’attaque de la vraie première grimpette. Une fois passée, petite descente qui mène aux Houches ; je fais attention de ne pas aller trop vite car la route est plutôt mauvaise et ça bouge sur le porte-bagages !
Glacier des Bossons
Je m’arrête à nouveau pour prendre quelques clichés au pied des glaciers du Taconnaz et des Bossons. Ce dernier est le glacier qui descend le plus bas dans les Alpes (1200m). Il faut ensuite remonter la vallée de Chamonix et bien que je n’emprunte pas la route principale, la circulation est particulièrement dense. J’arrive au terme de cette étape à midi avec une moyenne de 18,5km/h pour 39,5km ce qui me satisfait en sachant qu’il n’y avait quasiment que de la montée.
Le camping est plutôt pas mal, avec un panorama splendide sur tout la chaîne du Mont-Blanc. Cependant, il n’y a que très peu d’arbres ce qui est regrettable. Une fois la tente montée, la douche s’impose et je vais ensuite chercher un peu d’ombre dans les rues d’Argentière où j’en profite pour me ravitailler. Sur le retour, je me pose dans l’herbe à l’abri du soleil car il n’est pas pensable de revenir au camping où la chaleur serait insupportable. Le soleil baissant, je rejoins ma tente et arrive un peu plus tard un couple d’Allemands à vélo alors que de l’autre côté se trouvent des Anglais qui se révèleront être plutôt festifs pendant la nuit…Premier dîner, première boite de conserve : la bonne bouffe quoi ! Coucher à 22h, (ça change !), bonne petite étape le lendemain…