Etape du carnet de voyage Intersaison au Ladakh
Ecrit par Pierrot le 15 Mai 2007 Vu 540 fois
Ville ou village de l'étape : Achirik Date de l'étape : le 11 Mai 2007
J'ai eu bien fait de me couvrir, il fait froid la nuit a 4000m : le thermometre affiche 0'C dans la tente, et le ruisseau dehors est recouvert de glace ! J'attends avec impatience le soleil.
La montee au col est plus rapide que prevue, mais l'altimetre affiche 200m de moins que la carte. Ils vont m'entendre, aux Editions Olizane ! J'ai eu bien fait de ne pas me fier aux indications de la carte, car j'ai suivi un bon sentier qui me ramene ensuite par des traversees faciles, dans la bonne vallee. La vue serait meilleure si la chaine du Zanskar n'etait pas dans les nuages. Descente tres galere, car j'ai fait l'erreur de ne pas suivre le sentier qui faisait un trop grand detour.
Vers midi, je traverse un petit alpage, ou un petit vieux m'invite a prendre le the puis a manger. Apres le repas, il se remet a son travail : comme beaucoup d'habitants de Chilling, il fabrique des theieres, louchs, pots a chang...
Puis je finis ma descente dans des gorges tres encaissees, mais sur un bon sentier. Le camping de Chilling manque d'herbe, mais il y a partout de tres gros saules qui apportent une ombre agreable, quand il fait 30'C au soleil ! Et comme je suis descendu a 3300m d'altitude, il fait presque bon la nuit. Le bonheur, quoi !
Il ne me reste plus qu'a attendre le bus, qui n'arrive que dimanche.
Samedi apres-midi, une copine qui venait de travailler toute la semaine en Markha Valley, debaque a Chilling, elle est logee dans une famille qu'elle connait, et du coup je me fais inviter. Surprise : c'est la famille du papy avec qui j'ai mange hier a midi, qui s'avere etre aussi le meilleur artisant du village ! Certaines de ses theieres s'arrachent a 25000Rs (500 euros). J'apprends quelaues nouveaux mots Ladakhis (entre autre que mon nom signifie "marmotte" : grosse rigolade), la recette des skius (une des multiples varietes de pates ladakhies), la legende du village, etc. Le chang est toujours aussi bon.
Dimanche, midi : enfin, le bus arrive, je vais pouvoir me pendre une douche chaude !
Les habitants de Chilling sont les seuls du Ladakh à travailler l'étain, le cuivre l'argent et l'or, pour produire des objets d'usage courant tels que les théières.
Tous les jours, il faut aller irriguer les cultures. L'eau arrive de la montagne par des cannaux, puis est répartie entre les habitants et les prés, des horaires sont attribués à chacun.