Etape du carnet de voyage A travers l'Inde du Sud
Ecrit par Pierrot le 15 Juin 2008 Vu 355 fois
Ville ou village de l'étape : Kumbakonam Date de l'étape : le 22 Août 1998
Kumbakonam est une ville célèbre pour ses temples aux sculptures très colorées. Balade agréable la veille au soir dans les rues très animées du bazar. Achat de sandales dans un magasin... Bata !
Le matin, visite des temples de Savangapam et de Nageshwara. Les nombreuses sculptures érotiques font notre bonheur, d'autant plus que Surinder a tout fait pour nous en détourner !!!
Arrêt pour midi au magnifique temple de Gangakondacholapuram, perdu dans la campagne. Endroit très paisible et reposant, ce temple n'est plus en activité mais très bien entretenu. Pique-nique sur la pelouse à l'ombre des cocotiers, assistés d'une bande de gamins que Gérard réussit à maitriser en distribuant des... noix de coco. Concours de grimpe dans les cocotiers avec les ados du village, nos performances sont pitoyables, à part Serge qui réussit à atteindre le sommet. Très belle vue sur la campagne environnante depuis le haut du temple. Cette halte est bénéfique pour tous : un peu de calme dans ce pays si stressant, grouillant, bruyant.
Route pour Chidambaram, gros orage de mousson. Des flots de boue envahissent les rues des villages et les maisons. Visite du temple Nataraja qui est, paraît-il, le temple d'Inde du Sud où règne la plus grande activité religieuse. Grande déception : l'endroit est sale, dégradé, peu entretenu. Nous sommes assaillis par des prêtres, guides, mendiants, lépreux, handicapés et autres épileptiques. Sensations désagréables. On a du mal à ressentir "l'atmosphère unique du lieu"...
Route vers Pondicherry sous une pluie battante. On pose nos sacs au Park Guest House qui appartient à l'ashram de Sri Aurobindo. Règlement digne d'un pensionnat de jeunes filles ! Portrait de Sri Aurobindo et de "La Mère" dans toutes les chambres, horaires de repas stricts, couvre-feu et fermeture du portail à 22h30, accueil des visiteurs dans un salon à part, pas de cigarettes, drogues ni alcool, bien sûr... On est loin de l'imaginaire hippie !
Pondicherry oblige, nous nous ruons vers le resto de l'Alliance Française pour un repas de riches (350 Rps/pers) mais fort bon et calmant le mal du pays. Retour à l'hôtel à 22h45... porte close, négociation avec le gardien. Hôtel immense, très clean, belles chambres avec salles de bain, moustiquaires, balcons, bord de mer, jardin et pelouse agréable... Où est l'Inde ? Il semble que l'ashram possède beaucoup d'établissements et de magasins à Pondicherry, et soit très riche. On apprend qu'il y a eu scission entre l'ashram et Auroville, les premiers étant beaucoup plus mystiques et (psycho)rigides, les Aurovilliens recherchant l'expérience de terrain grandeur nature. On en saura plus demain en visitant la cité "idéale".
Rien de tel qu'un peu de sport pour digérer... Dans ce concours, notre équipe de français n'a guère brillé face à une bande d'ados indiens morts de rires !
Propriété de l'Ashram de Sri Aurobindo, le Park GH. Luxe, calme et méditation ? A l'intérieur, l'ambiance est étrange, ça m'a laissé un arrière goût de business pseudo-religieux...