Le jour « J » approche, les derniers réglages se font, j'ai effectué mon dernier entraînement samedi matin, 100 kms sur la route de Kompong Som( Sianoukhville), j'ai été malade tout le week-end, un coup de fatigue dû à un manque de sommeil évident, aujourd'hui, çà va nettement mieux, deux jours de repos et je serais au « top niveau » pour le départ. Les journalistes commencent à me contacter, des articles sont sortis, une équipe de la télévision khmère(TVK) va ma suivre jusqu'à Saïgon.
Ma famille sera à Ho Chi Minh Ville, le jeudi 15 mars, mon épouse et mes deux filles seront accompagnées de « Mariette» notre femme de ménage vietnamienne. Elle doit les aider à prendre une location et s'installer avant mon arrivée. En ce qui concerne le rapatriement du cyclo, je pense qu'il reviendra comme nous par la route en pick-up.
Quelques points restent encore à régler, ce qui m'importe le plus, c'est de passer la frontière dans de bonnes conditions et d'arriver au bout. Si tout se passe bien départ le 16 mars à 14H00 devant l'Ambassade de France au Cambodge, pour l'arrivée en comptant le passage du bac, les différents arrêts « ravitaillements, récupération» et surtout la frontière, je pense être vraiment sur Saïgon dans la matinée. Le temps pris en compte pour le record sera dans tous les cas, celui du temps effectif passé à pédaler.
JEUDI 15 MARS 2001
Le cyclo est beau et fin prêt, j'espère être à la hauteur.
Derniers moments de repos avant le défi, j'ai bien cru pourtant hier ne pas être au départ. Je suis tombé en moto avec ma fille Sandie, un véhicule nous a accrochés légèrement devant le Palais Royal, plus de peur que de mal, ma fille se relève en riant sans une égratignure, quant à moi, je m'en tire avec un peu de peau en moins sur un bras et un pied mais surtout une petite entorse, nous avons arrangé cela à l'amiable avec le jeune conducteur qui était très confus.
Nous sommes rentrés chez nous, j'ai désinfecté les plaies et traité l'entorse. Ce matin, j'ai un peu mal, ma famille accompagnée de Mariette, notre cuisinière vietnamienne a pris la route en taxi pour Ho Chi Minh. J'espère qu'elles arriveront à bon port en fin d'après-midi, elles doivent me téléphoner à leur arrivée. Catherine, une collègue de l'Ambassade qui m'a mis en relation avec les cyclistes vétérans de Saïgon, a décidé de se joindre à la fête avec sa nièce Hélène, de l'Amicale Franco-Vietnamienne,elles me rejoindront après mon passage à la frontière du Bavet.
Après ce moment chaleureux, je pars pour prendre le départ de ce véritable périple vers Saïgon, la confiante et frivole capitale du sud Vietnam. Devant l'Ambassade de France, boulevard Monivong, quelques amis cyclos, des personnels français et cambodgiens, des sponsors, des journalistes locaux sont présents.
VENDREDI 16 MARS 2001-DEPART
Fin prêt, la logistique, le cyclo, j'ai un moral d'acier et je suis décidé à « prendre le taureau par les cornes» Je suis parti au restaurant français, « Le Deauville », pour prendre mon dernier repas consistant et équilibré.
Je demande à sa figure emblématique André «le Sétois » pour ne pas le citer, de m'apporter un plat de spaghettis à la bolognaise, royalement servi je me suis sans tarder, goulûment régalé.
Nous avons pris quelques photos avec André pour immortaliser cet instant. J'aime aller prendre une bière au « Deauville » de temps en temps pour échanger quelques mots avec André, nous avons en commun des origines latines et des racines à Sète, d'autre part, j'aime sa spontanéité et son accent.
Glen, journaliste à Radio France Armorique et TV Breizh qui fait son tour du monde des bretons expatriés, nous a interwievé comme nous sommes installés à Rennes, assiste également au départ. Je n'ai cessé de regarder ma montre, je suis un peu stressé mais confiant, j'ai hâte de me mettre en selle et de donner mes premiers coups de pédales vers cette aventure.
Deux gardiens de l'Ambassade se sont proposés pour m'accompagner à vélo jusqu'à Neak Loeung pour effectuer le passage du Mékong en ferry sans encombres. Vuthy, je le connais depuis qui nous avons joué au football ensemble dans l'équipe d'expatriés « Hanuman » et Viryo que j'ai côtoyé au « King Kong» club de musculation près de l'Hôpital Calmette, travaillent tous les deux au service de sécurité de l'Ambassade.
Je suis évidemment très content de leur présence, cela m'apporte un soutien moral et en cas de pépin, je sais que je peux compter sur eux. Un troisième gardien VI, fait également parti de l'équipe, il conduira ma voiture et m'assistera jusqu'à la frontière khméro-vietnamienne.
Entouré de ses collègues de travail, de ses amis conducteurs de cyclos et journalistes Cyclobarang s'apprête à battre le record de l'inventeur français du Cyclopousse
Cyclobarang s'attaque au record de l'inventeur français du cyclopousse entre Phnom Penh-Cambodge et HoChiMinh Ville (Saïgon)Vietnam, il doit effectuer 260 kms en moins de 18 heures, devant l'Ambassde à Phnom Penh entouré des journalistes, amis et collègues c'est le jour "J"
Sur l'Avenue de France, Cyclobarang se dirige vers le Wat Phnom Berceau de la capitale, lieu de culte, ce temple attire de nombreux touristes, il est un lieu de rendez-vous, le restaurant Le Deauville se trouve au pied, le Lycée Français Descartes à proximité ainsi que l'Ambassade des Etats-Unis. Un passage a ne pas manqué, vous pourrez découvrir de vieilles maisons coloniales tout autour ainsi que l'ancienne Poste. Carrefour obligatoire pour se rendre dans de nombreux points de la Capitale entre autre le Psar Thmei(Marché Central) et les banques de change aux abords.
Haut lieu de promenade le quai Sisowath longe le Tonle Sap, départ des courses de pirogues lors de la fête des eaux, les cambodgiens viennent s'y promener ou faire leur gymnastique matinale. Cyclobarang se dirige vers le Palais Royal.
Le Palais Royal habrite plusieurs monuments la Pagode d'argent et la demeure royale autour le Musée National, l'Assemblée Nationale et d'autres lieux de visites ou promenades