Etape du carnet de voyage Un été indien au Québec
Ecrit par junguilin le 9 Février 2007 Vu 1241 fois
Ville ou village de l'étape : Québec Date de l'étape : le 4 Octobre 2006
Nous sommes le 3 octobre. Il fait un temps magnifique et nous partons donc pour le « parc des 7 chutes ». Les paysages du parc des 7 chutes sont le résultat du retrait des glaciers il y a 10000 ans. Nous donnons notre nom à l’entrée du parc (nous le donnerons ce soir en rentrant pour éviter qu’ils ne partent à notre recherche !) et commençons la grimpette. C’est beau comme tout. En fait, le parc ne comprend que la chute du « voile de la mariée », les autres étant visibles sur 28 Kms le long de la route 131. Le sol est très humide, nous pataugeons de temps en temps, il faut faire attention aux racines… Pas très simple donc, mais superbe, pendant 4h 30.
Et nous rentrons en voiture par le « parc du mont tremblant ». Sur une piste d’une cinquantaine de Kms, magnifique!
Les Laurentides, parc du Mont Tremblant
Nous en avons vraiment plein les yeux… Nous espérons un peu voir surgir un animal mais non, tout est calme… Pourtant, il paraît qu’il y a des ours, des orignaux… Le chef, ce soir, a donné une permission à la patronne ! Il faut dire que nous ne sommes que deux couples à la salle à manger… Le repas est toujours délicieux et la soirée se prolonge en discutant avec Yves qui nous raconte encore des histoires comme en famille. Comment il a construit sa maison, ce que font ses enfants… Il nous explique aussi pourquoi il a de gros problèmes pour sa ligne « haut débit » ! En fait, ces lignes envoient des ultrasons qui correspondent aux bruits faits par les fourmis : les « pics épeiches » trouent les fils à la recherche des fourmis, qu’ils ne trouvent pas ! Et nous profitons de notre dernière nuit ici. Le 4 octobre, nous partons à 10h avec un temps mitigé… Nous empruntons le « Chemin du Roy » qui relie Montréal et Québec depuis la fin du 19ème siècle pour traverser de jolis villages. La pluie nous trouve juste avant Deschambault, alors que nous pique-niquons à « la passe à Boulard » ! Nous nous arrêtons tout de même au village dont nous a parlé « le Routard » et c’est vrai, malgré la pluie, c’est plutôt sympa.La pluie est toujours là mais elle redouble à notre arrivée à Québec ! Alors, nous en profitons pour aller visiter le musée de la civilisation, qui comprend histoire, archéologie et sociologie. Intéressant et, comme souvent ici, organisé de façon très didactique plutôt ludique. Il y a, bien sûr, des expositions permanentes comme « le temps des Québécois » mais nous avons eu la chance de voir aussi une exposition sur l’Indonésie ! Décidément, l’Asie nous poursuit ! La salle sur le cinéma nous a moins intéressés, malgré les traductions des extraits de films. Quand nous sortons, la nuit est presque tombée tellement le temps est sombre ! Nous traversons le pont pour aller sur l’île d’Orléans et allons jusqu’au village de la Sainte Famille (je devrais dire « la paroisse »). Nous avons un peu de mal à lire les numéros mais nous trouvons finalement notre gîte… Nous sommes accueillis un peu fraîchement (mais le temps s’y prête !), notre hôtesse nous montre notre chambre, au premier étage de la maison, la salle de bains que nous devons partager avec, pour le moment, des inconnus… et redescend en nous disant qu’elle est là si nous avons besoin de quelque chose… En fait, je réalise que nous l’avons sans doute dérangée au milieu de son feuilleton préféré ! Nous nous retrouvons un peu bêtes dans notre chambre mansardée, un peu tristounette… Pourvu que la pluie ne continue pas demain… Nos voisins (et colocataires de salle de bains) arrivent… A la voix, ils ont l’air plus âgés que nous… Bon, bougeons-nous, allons chercher un restaurant. Notre hôtesse nous conseille « le » restaurant ouvert du coin et il nous va très bien : il est spécialiste du lapin et nous en mangeons sous des formes différentes, mélangé à du cerf, même. Pas mal.
Au retour, notre hôtesse a l’air plus disponible. Elle nous dit de laisser ouvert et allumé car elle ne sait pas à quelle heure « ses jeunes » vont rentrer ! En fait, il s’agit de vacanciers, comme nous, dont nous ferons la connaissance le lendemain matin. Elle nous dit aussi qu’il fera beau demain mais nous en doutons un peu… Enfin, faisons confiance !