Accueil Guide de voyage Carnets Albums photos voyage Forum Bons plans Aide

Visiteurs

Liste des membres
113 visiteurs en ligne
dont 1 visoterrien(s):
Carnets de voyage > Afrique > Djibouti

DERNIER JOUR A DJIBOUTI

Etape du carnet de voyage DJIBOUTI "SUR LES TRACES D'HENRY DE MONFREID
Ecrit par raidsextremes le 5 Mai 2008
Vu 34 fois
Ville ou village de l'étape : Djibouti
Date de l'étape : le 21 Avril 1999

Vous aussi, créez votre carnet de voyage et gagnez des cadeaux!

Etape précédente : RETOUR A DJIBOUTI

Mercredi

Je me suis réveillé à 05h30. J'ai encore mal à la gorge et n'ai plus envie de dormir. Le casque du baladeur sur la tête, je reste étendu sur mon lit.

06h30: je me lève, range mes vêtements sans faire de bruit pour ne pas réveiller mes compagnons qui dorment encore. Au petit déjeuner j'avale mes antibiotiques, j'ai une belle angine blanche. Je prends une douche et rase pour la première fois depuis 10 jours cette barbe de baroudeur qui me vieillit un peu. Le road book comme repère, j'écris mon journal, puis m'installe sur un divan de la terrasse pour lire.

Vers 09h00, je téléphone aux FFDJ afin de savoir si nous pouvons récupérer les photos prises par l'hélico au-dessus du lac Abbé mercredi dernier. j'ai la chance de tomber sur le Capitaine Volpé, qui est lui-même passionné de sport extrême. Il se charge de me faire parvenir des images, puisqu'en fin de compte nous avons été filmés pendant 1 minute 30. Nous avons trois dénominateurs communs: les sports extrêmes, l'aventure et Henry de Monfreid. Content

d'avoir cet homme au bout du fil, je suis certain que nous sommes appelés à nous revoir.

A 10h00, je me rends à la RTD pour récupérer une cassette vidéo d'images de Djibouti, qui compléteront notre reportage. j'emprunte ensuite la rue de l'Administrateur Bernard qui mène à l'Escale marine, afin de prendre des images des boutres et du port, puis filmer la mosquée Mahamoud Larbi et des scènes de rue sur la place et aux Caisses. Rue de Rome, je me fais interpeller la caméra à l'oeil par une personne qui n'est pas trop contente que je filme.

Profitant de ce que mon attention est détournée, un gamin de la rue plonge la main dans ma sacoche de selle, me dérobant du matériel. Malheureusement pour lui, un Djiboutien l'a vu, donne l'alerte, empoigne l'enfant et commence à le battre. Il est rejoint en quelques secondes par une dizaine de passants témoins des faits qui lynchent quasiment le pauvre gosse. j'essaye de calmer les esprits, mais rien n'arrête la foule en colère. Ici les enfants des rues sont un tel fléau, que les adultes se font justice eux-même. Je récupère mon bien et rentre à la résidence, en sueur.

Après un repas de melon yéménite, gésiers, salade verte et yaourt yéménite, je m'allonge un peu sur mon lit, espérant récupérer de ma nuit. Je pique du nez, mais la sonnette de la porte d'entrée me réveille en sursaut. Florent prépare visiblement les valises. Je le rejoins à la desserte de la résidence afin de confectionner les malles de matériel et mettre les VTT démontés dans leurs cartons respectifs. Ces opérations terminées, nous remontons à l'appartement avec une bonne suée et courrons à la douche. Après avoir bouclé mes bagages personnels, tandis que les autres sont plantés devant la console Nitendo, je parcours Paris Match, retour aux futilités de la civilisation occidentale.

Nous avions convenu d'un rendez-vous avec le docteur Acina à 17h00. Aujourd'hui ponctuelle, nous montons dans son 4X4 et nous dirigeons vers le centre ville. Elle nous conduit à l'association "Solidarité Féminine", dans laquelle elle milite. Cette association s'occupe des femmes en difficulté atteintes de MST ou du SIDA. Des cours d'alphabétisation, de planning familial et de contraception y sont donnés. Encore cette détresse, cette pauvreté et cette misère omniprésentes à Djibouti, plus visibles ici qu'ailleurs car on ne peut les cacher. Elles vous saute aux yeux et vous atteint l'âme comme le soleil vous la brûle. Le docteur Acina nous expose les actions entreprises et les besoins de l'association. Elle nous alarme sur l'urgence des mesures à prendre devant la propagation du virus ViH, qui touche déjà 10 % de la population et plus de 8O % des prostituées. Le paludisme également revient en force. Nous quittons le local de cette association qui reflète une facette de l'ampleur des problèmes que le pays doit gérer, et continuons notre discussion au Beverly bar que dessert l'ascenseur le plus haut de Djibouti, au Palmier en zinc. Cette pédiatre, gentille, généreuse et active, s'implique dans une autre association qui s'occupe des enfants abandonnés et descolarisés. Elle se décarcasse pour faire évoluer les choses avec peu de moyens.

Sur le chemin du retour, nous rencontrons Damien qui nous invite à boire un verre. Ça tombe bien, Ali et Hussein sont venus pour les adieux mais à pied, alors que nous pensions récupérer le 4X4 de l'ONTA pour acheminer le matériel à l'aéroport, Cécile et J.P travaillant tous deux. Damien nous dépanne en nous y conduisant. A la porte de la résidence Marco Paio, Ali a les yeux larmoyants, Hussein tente de cacher sa tristesse. Poignées de mains, sourires...

envie de dire "à bientôt". Nous leur laissons des cadeaux en leur promettant de revenir affronter le nord du pays ensemble. J'y songe déjà !...

A l'aéroport, les adieux sont brefs et me serrent le coeur.

20h45: enregistrement des bagages, attente au transit jusqu'à 22h00, panne de courant.

Le départ vers la France. Je ferme mon journal.

1 photos de l'étape
SOLIDARITE FEMININE SOLIDARITE FEMININE

Nous avions convenu d'un rendez-vous avec le docteur Acina à 17h00. Aujourd'hui ponctuelle, nous montons dans son 4X4 et nous dirigeons vers le centre ville. Elle nous conduit à l'association "Solidarité Féminine", dans laquelle elle milite. Cette association s'occupe des femmes en difficulté atteintes de MST ou du SIDA. Des cours d'alphabétisation, de planning familial et de contraception y sont donnés. Encore cette détresse, cette pauvreté et cette misère omniprésentes à Djibouti, plus visibles ici qu'ailleurs car on ne peut les cacher. Elles vous saute aux yeux et vous atteint l'âme comme le soleil vous la brûle. Le docteur Acina nous expose les actions entreprises et les besoins de l'association. Elle nous alarme sur l'urgence des mesures à prendre devant la propagation du virus ViH, qui touche déjà 10 % de la population et plus de 8O % des prostituées. Le paludisme également revient en force.

Commentaires de l'étape
Donnez votre avis sur cette étape!

Cette fonctionnalité est réservée aux membres de Visoterra. Inscrivez-vous gratuitement!

Chercher un restaurant, hôtel, musée, activité, ...
Restaurant sur pilotis.
©2008 Visocrea | Mentions légales | Conditions d'utilisation | Contact | Plan | Flux RSS |