Etape du carnet de voyage Le maroc avec deux enfants
Ecrit par nezha le 23 Juillet 2007 Vu 3803 fois
Ville ou village de l'étape : Taouz Date de l'étape : le 18 Juillet 2007
Il est 9h, on prend le car pour Kalâa Megouna, IL est bondé, un gars se propose de prendre kamélia sur ses genoux et là voilà qui s’endorme illico. Myriam se trouve une place par terre et se calle ; quand à moi je reste debout pour surveiller ma petite tribu.
que de beauté
En tenue II
De tinghir jusqu’à El Kalâa 1heure de route, le prix 15Dhs.
On arrive à destination et le soleil est sans pitié. J’offre aux filles des glaces, car dans la région c’est une denrée rare, comme les congélos, puisque l’électricité n’arrive pas partout et l’électroménager fonctionne au gaz.
Les petits ont un petit creux. On rentre dans le souk et on se pose dans un magasin de fruits et légumes. J’achète un melon et des bananes, et on se pose dans le magasin pour déguster notre festin.
Une fois la panse rempli, on prend un taxi pour aller visiter la kasbah d’Intrane. Une jolie Kasbah perchée en haut des montagnes. On rencontre un certain Joseph de Grenoble, il se lie d’affection avec les petites et nous propose de partager son repas.
2heures plus tard on se retrouve avec les gamines à faire du stop. Un gentil monsieur s’arrête et nous propose de nous emmener à Azlag la région de la fabrication des poignards.
On rentre dans une sorte de parc d’exposition, où sont installés divers ateliers. Les travailleurs montrent aux petites comment on fabrique les couteaux et les laissent même toucher aux matériels.
Dans un autre atelier un certain Moha me fabrique sur place une main de Fatma avec mon prénom dessus et me l’offre.
C’est hallucinant comme la notion de donner et de prendre au Maroc diffère de celle que je rencontre en France.
Ici on essaie de faire plaisir sans attendre quelque chose en retour.
Donner est signe de fraternité et accepter l’offrande c’est accepter de fraterniser sans aucune arrière pensée. Il faut savoir que partout où je suis allée les gens n’ont pas grand-chose, juste de quoi nourrir leur famille, pourtant ils donnent sans compter.
Leur philosophie est que rien ne perdure et que tout est éphémère à part les rapports humains et le bien que tu propage autour de toi.