Etape du carnet de voyage Un été indien au Québec
Ecrit par junguilin le 9 Février 2007 Vu 7193 fois
Ville ou village de l'étape : Québec Date de l'étape : le 11 Octobre 2006
Mardi 10, petit déjeuner avec, au menu, des « creutons », sorte de rillettes moins grasses… Pas mauvais, en réalité! Puis départ pour le musée amérindien de Mashteuiatsh (si vous réussissez à le prononcer, faites moi signe !). Au passage, nous goûtons l’humour de la ville de Desbiens, qui arbore, à côté de son hôtel de ville, une belle pancarte disant : « Bonne chance aux chasseurs et aux orignaux ! » Nous voyons plusieurs « pick-up » avec de gros trophées sur le toit, prouvant que tous les orignaux n’ont pas toujours la chance avec eux.
La grue du Canada
Le musée amérindien est intéressant, sur le peuple « insu », seul peuple autochtone existant !« Souviens-toi toujours que ton père n’a jamais vendu son pays. Tu dois fermer les oreilles quand on te demandera de signer un traité vendant ta demeure…. Mon fils….ce pays contient le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère » ainsi parlait Tu-Eka-Kas, père du chef Nez-Percé Joseph, en 1871 Puis, nous voici au zoo de Saint Félicien. Il est vraiment très bien fait. D’abord, vous faites un tour en petit train et vous traversez les différentes forêts canadiennes avec les animaux correspondants. Pour une fois, ce sont les touristes qui se sentent en cage et que les animaux regardent ! Bon, nous traversons la forêt boréale, la forêt mixte, la toundra puis de nouveau la forêt boréale. Au cours du voyage, nous rencontrons cerfs de Virginie, wapitis, caribous, ours noirs, loups, bisons, chiens de prairie, marmottes… Nous passons sur un viaduc en bois à 25m de hauteur et nous traversons une ferme de colons, un camp de trappeurs, un poste de traite des fourrures etc… Puis nous allons assister à la collation des animaux en semi-liberté, loutres, renards, ratons laveurs, grizzly, lynx, couguar… et nous nous régalons devant les acrobaties des ours polaires !
Bois d'orignal
Nous assistons ensuite à un court métrage « multi sensoriel » qui nous fait aussi découvrir la forêt boréale en toutes saisons. Nous sentons le vent et le froid, recevons la neige, respirons les odeurs et sentons même un serpent nous filer entre les jambes ! Puis un film sur le grand nord et un sur l’ours. Bref, nous y passons la journée, sans nous en rendre compte ! Nous passons une nuit au Château de Roberval, qui n’a de château que le nom, avant de repartir pour la Mauricie. Nous sommes le 11 octobre et nous avons retrouvé un temps gris, froid et pluvieux ! Tant pis ! Cela ne nous empêchera pas de nous arrêter à « la Tuque »,lieu de naissance de Félix Leclerc. En fait, nous nous arrêtons à la sortie de la ville au parc des « chutes de la petite rivière ». Centre d’interprétation de la nature, puis centre Félix Leclerc, où nous suivons les traces du chanteur, et enfin une exposition sur la traite des fourrures. Nous apprenons ce que veut dire l’expression « travailler du chapeau » Les chapeaux en feutre de castor faisaient partie intégrante de la mode masculine au 18ème siècle… Par contre, la confection de ces chapeaux demeurait une profession dangereuse. Pour fabriquer le feutre, le castor américain convenait bien mais il fallait gratter la peau, la presser en chauffant et traitant avec des produits chimiques qui contenaient du mercure… Les chapeliers respiraient les émanations de ce véritable poison qui endommageait leur cerveau et les rendait fous. D’où l’expression, anglaise à l’origine de « mad as a hatter »
Un petit tour à la chute du Bostonnais avant d’arriver à « l’auberge du lac à l’eau claire », à St Alexis des Monts.
L'orignal, comme tous les animaux à bois, perd son panache toutes les années. En général, on les retrouve peu car d'autres animaux comme le porc-épic y puisent leur réserve de sels minéraux