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Carnets de voyage > Afrique > Djibouti

AS EYLA-LAC ABBE 45 KMS EN 3 HEURES

Etape du carnet de voyage DJIBOUTI "SUR LES TRACES D'HENRY DE MONFREID
Ecrit par raidsextremes le 26 Février 2008
Vu 337 fois
Ville ou village de l'étape : Dikhil
Date de l'étape : le 14 Avril 1999

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Etape précédente : DIKHIL-AS EYLA 60 KMS EN 03H30

Ensablés entre les Fumerolles
Ensablés entre les Fumerolles

Il a plu voilà trois jours, les oueds sont défoncés, l'eau a dévasté la seule piste qui mène au lac Abbé, situé à la frontière de l'Ethiopie. Cette piste étant impraticable en VTT et notre temps étant compté, nous décidons de nous y rendre en 4X4 et embarquons nos VTT dans le Land cruiser Toyota. Nous arrivons à 10 kms du grand lac à 09h30. Nous demandons à Ali de stopper le 4X4: nous nous faisons un point d'honneur à arriver au lac Abbé en VTT. Nous pénétrons dans un paysage unique, incomparable, imprégné de l'odeur du souffre. Des fumerolles montent vers le ciel comme des cheminées de cendres, la chaleur évapore l'eau du lac, brouillant l'horizon. Le sol cuisant, le soleil brûlant jusqu'à l'âme, ce paysage extraordinaire nous laisse pantois. Hallucination ou réalité, mirage ou vision troublée, nous entrons entre les fumerolles au coeur du lac mythique. Nous sommes obligés de descendre de nos VTT, il y a trop de sable, nos roues s'y plantent gênant notre progression. Nous marchons quelques centaines de mètres dans le sable brûlant malgré nos chaussures, puis remontons sur nos vélos pour nous diriger vers le camp en bordure du lac. Le 4X4 qui nous suivait nous rejoint, il s'était ensablé tant le terrain est mauvais en dépit de la puissance du Land cruiser. Ali nous fait signe de retoumer sur nos pas, nous nous sommes trompés de piste pour nous rendre aux sources chaudes.

Un hélico toume dans cette zone. Il passe une première fois au-dessus de nous. Je crois qu'il nous fait signe de nous arrêter. je réponds de la main, j'ai peur qu'on nous tire dessus. Il repart et pique sur nous pour finalement faire un stationnaire devant nous. je distingue "Armée de terre" avec la cocarde tricolore et deux personnes qui nous photographient à travers le hublot. Ce sont des militaires français. Ils nous font un signe amical de la main. Ils ont dû se demander ce que faisaient deux fous en VTT en plein lac Abbé, au milieu de cette désolation désertique et grandiose. Nous continuons notre piste et arrivons au pied des sources chaudes. L'eau boue de chaleur, je tends la main au-dessus, c'est un four. j'imagine que sous nos pieds les volcans vivent, le magma travaille non loin. Nous repartons vers le 4X4. 11h00 déjà, la chaleur est étouffante. Il faut encore rouler jusqu'à l'heure de la prière d'Ali, c'est à dire 12h30. Peu avant l'heure, nous arrivons à l'entrée d'As Eyla.

Soudain Ali stoppe le 4X4, en descend une bouteille d'eau à la main, s'assoit sur le sol, enlève ses chaussures et son jean, revêt un drey (longue robe musulmane ), se lave les pieds et commence sa prière en se dirigeant vers le nord-est, orienté vers La Mecque, dans une série de génuflexions et de murmures psalmodiés, les yeux mis-clos. Nous attendons patiemment. Sa gestuelle religieuse effectuée, nous entrons au village. Nous sommes installés chez le chef de poste, dans une pièce. Les lieux sont dégradés, mais ce qui nous fait particulièrement plaisir, c'est qu'il y a de l'électricité, une douche et des toilettes. Par contre nous coucherons par terre. Nous enlevons nos tenues et nous jetons sous la douche qui ruisselle goutte à goutte. Vu la propreté et l'hygiène douteuses des lieux, nous gardons nos sandales. Nous mangeons des raviolis avec du riz. Encore des sucres lents!Nous n'avons pas envie de faire de sieste. Il fait une chaleur étouffante. Nous avons été sollicités par un jeune Afar du village pour qu'à 15h30 nous allions boire le chai traditionnel dans un toukoul, case faite de branchages et de feuilles de palmier de la palmeraie voisine. Nous nous asseyons sur des tapis tressés avec la matière première locale, toujours le palmier. Nos hôtes nous servent le thé dans des verres. Commerce oblige, ils ont amené des couteaux, des thalers d'Ethiopie (pièces de monnaie anciennes), des pierres rares, des défenses de phacochère. Notre budget ne nous permet aucun écart, dommage. Nous visitons le toukoul construit à côté, fait de branchages comme armature souple et de nattes tressées en couverture. L'intérieur est de terre battue. Dans un coin le foyer sert de cuisine, un grand lit surélevé fait de bambous amarrés avec des ficelles en peau de chèvre, quelques nattes comme paillasses... là vivent six membres d'une même famille.

Le jeune Afar, Moussa, nous propose de nous montrer les restes fossilisés d'un mammouth, découvert par un berger dans un oued à 4 kilomètres d'As Eyla, et des termitières qui se trouvent sur le chemin. Nous nous ensablons dans un oued. Heureusement Ali est fin conducteur, 40 ans de brousse, ça aide. Il nous sort de cette mauvaise position et nous retrouvons le chemin qui mène au village où sont entreposés, d'après les dires de Moussa, les restes du mammouth. Les pluies les auraient mis à jour et le berger les aurait transportés jusqu'à ce village tout proche. J'ai l'impression d'être 2000 ans en arrière, les toukouls traditionnels sont dans des enclos de branchages, les enfants pieds nus en guenilles, les chèvres et les cabris composent ce paysage primitif. Moussa accompagné d'une femme nous mène jusqu'au toukoul où se trouvent les restes paléontologiques. Moussa soulève des bouts de bâches et de planches. Nous constatons stupéfaits qu'il ne racontait pas d'histoires. La tête, les mâchoires, des vertèbres, des côtes, des défenses brisées, un sabot, le tout fossilisé et dans un état exceptionnel. Quelle richesse, oubliée de la science dans ce berceau de l'humanité. Sur le chemin du retour, alors que le soleil devenu orangé se couche, nous nous arrêtons pour voir une gigantesque termitière. Raoul et Florent pensent à une supercherie, je ne suis pas d'accord avec eux.

Moussa notre guide nous conduit à l'ancien centre touristique d'As Eyla. Encore un petit paradis dans une palmeraie,laissé à l'abandon. Des bungalow équipés de climatisation, d'eau courante, de sanitaires complètement détruits, des installations électriques cassées, cuisine, piscine démolies. Comme tous les autres sites touristiques, cet endroit appartient à l'Etat qui ne l'exploite pas.

Nous rejoignons notre chambrée, l'électricité et les ventilateurs sont en route. Nous pouvons recharger les batteries des camescopes, prendre une douche pendant que le cabri farci que nous avons commandé au village finit de cuire. L'odeur délicieuse de la chaire dorée nous met l'eau à la bouche. Nous n'avons pas mangé de viande depuis le début de la semaine, si ce n'est un peu de mouton à Dikhil. Nous nous léchons les babines, le cabri est succulent, farci au riz avec des épices, cannelle, clous de girofle et autres senteurs secrètes. Nous partageons ce repas avec Hussein et Ali, qui mangent toujours à part et à qui il nous faut à chaque fois apporter une assiette, sinon ils ne réclament aucune nourriture.

Une fois la panse bien pleine et le sourire aux lèvres, Moussa nous rejoint. Il a organisé en notre honneur une petite soirée avec danses et chants des hommes du désert, comme il le faisait lorsque la région était touristique. Nous nous retrouvons dans une Casbah sombre, aux portes clauses à cause de la chaleur du dehors, avec de jeunes Afars le poignard traditionnel à la ceinture, tous assis sur des coussins disposés sur un grand tapis. Aucune femme. Les hommes entonnent des chants a capella, rythmés par la seule mélopée et leurs cris en échos. Je danse avec eux d'une façon guerrière, le poignard à la main. Des jeunes à tour de rôle récitent des fables de La Fontaine qui nous rappellent l'ex-côte française des Somalis, en scandant les vers à la manière du rap, étrange poësie aux sonorités ancestrales et si modernes.

Nous rentrons fatigués mais heureux de cette journée et nous couchons sous nos moustiquaires. Demain, le réveil sera matinal. Je passe une très mauvaise nuit, j'ai mal au bas du dos à cause des pistes défoncées en forme de tôle ondulée que nous parcourons journellement dans la fournaise.

Etape suivante : LAC ASSAL-DANKALELO 50 KMS EN 4 HEURES

50 photos de l'étape
Sortie d'As Eyla vers le Lac Abbé Sortie d'As Eyla vers le Lac Abbé

Il a plu voilà trois jours, les oueds sont défoncés, l'eau a dévasté la seule piste qui mène au lac Abbé, situé à la frontière de l'Ethiopie.

Piste sortie d'As Eyla Vers Lac Abbé Piste sortie d'As Eyla Vers Lac Abbé

Nous sommes partis en direction du Lac Abbé, il se situe à cheval sur la frontière Ethiopienne-Djiboutienne

Piste vers Lac Abbé Piste vers Lac Abbé

Nous sommes suivi par le 4X4 avec Ali et Hussein

Caravane de dromadaires à 10 kms du Lac Caravane de dromadaires à 10 kms du Lac

Cette piste étant impraticable en VTT et notre temps étant compté, nous décidons de nous y rendre en 4X4 et embarquons nos VTT dans le Land cruiser Toyota. Nous arrivons à 10 kms du grand lac à 09h30. Nous demandons à Ali de stopper le 4X4: nous nous faisons un point d'honneur à arriver au lac Abbé en VTT. Nous pénétrons dans un paysage unique, incomparable, imprégné de l'odeur du souffre.

Les nouvelles limites du Lac Abbé Les nouvelles limites du Lac Abbé

Nous pénétrons dans un paysage unique, incomparable, imprégné de l'odeur du souffre, nous remarquons les anciennes limites du lac, il a perdu de sa superbe, réchauffement climatique oblige.

Entrée du Lac Abbé Entrée du Lac Abbé

Les traces des limites de l'ancien Lac Abbé sont déconcertantes

FUMEROLLES AU LOIN FUMEROLLES AU LOIN

Des fumerolles montent vers le ciel comme des cheminées de cendres, la chaleur évapore l'eau du lac, brouillant l'horizon.

CHEMINEES DE CENDRES CHEMINEES DE CENDRES

Des fumerolles montent vers le ciel comme des cheminées de cendres.

Ensablés entre les Fumerolles Ensablés entre les Fumerolles

Le sol cuisant, le soleil brûlant jusqu'à l'âme, ce paysage extraordinaire nous laisse pantois. Hallucination ou réalité, mirage ou vision troublée, nous entrons entre les fumerolles au coeur du lac mythique. Nous sommes obligés de descendre de nos VTT, il y a trop de sable, nos roues s'y plantent gênant notre progression.

HELICO AMI OU ENNEMI HELICO AMI OU ENNEMI

Nous marchons quelques centaines de mètres dans le sable brûlant malgré nos chaussures, puis remontons sur nos vélos pour nous diriger vers le camp en bordure du lac. Le 4X4 qui nous suivait nous rejoint, il s'était ensablé tant le terrain est mauvais en dépit de la puissance du Land cruiser. Ali nous fait signe de retoumer sur nos pas, nous nous sommes trompés de piste pour nous rendre aux sources chaudes. Un hélico toume dans cette zone. Il passe une première fois au-dessus de nous. Je crois qu'il nous fait signe de nous arrêter. je réponds de la main, j'ai peur qu'on nous tire dessus.

DEUX FOUS EN VTT AU LAC ABBE DEUX FOUS EN VTT AU LAC ABBE

Ils nous font un signe amical de la main. Ils ont dû se demander ce que faisaient deux fous en VTT en plein lac Abbé, au milieu de cette désolation désertique et grandiose.

Femme nomade près d'une fumerolle Femme nomade près d'une fumerolle

Nous continuons notre piste et arrivons au pied des sources chaudes

CONQUERANT ET FOU DU LAC ABBE CONQUERANT ET FOU DU LAC ABBE

Nous continuons notre piste et arrivons au pied des sources chaudes

SOURCES CHAUDES SOURCES CHAUDES

Nous continuons notre piste et arrivons au pied des sources chaudes

Eau bouillante Eau bouillante

L'eau boue de chaleur, je tends la main au-dessus, c'est un four.

CHALEUR DES ENTRAILLES DE LA TERRE CHALEUR DES ENTRAILLES DE LA TERRE

L'eau boue de chaleur, je tends la main au-dessus, c'est un four.

 DES PROFONDEURS DE LA TERRE DES PROFONDEURS DE LA TERRE

j'imagine que sous nos pieds les volcans vivent, le magma travaille non loin

RETOUR VERS AS EYLA RETOUR VERS AS EYLA

Nous repartons vers le 4X4. 11h00 déjà, la chaleur est étouffante. Il faut encore rouler jusqu'à l'heure de la prière d'Ali, c'est à dire 12h30.

MOUSSA jeune Afar MOUSSA jeune Afar

Le jeune Afar, Moussa, nous propose de nous montrer les restes fossilisés d'un mammouth, découvert par un berger dans un oued à 4 kilomètres d'As Eyla, et des termitières qui se trouvent sur le chemin

OUED ENSABLE OUED ENSABLE

Nous nous ensablons dans un oued. Heureusement Ali est fin conducteur, 40 ans de brousse, ça aide. Il nous sort de cette mauvaise position et nous retrouvons le chemin qui mène au village où sont entreposés, d'après les dires de Moussa, les restes du mammouth.

VILLAGE PRIMITIF VILLAGE PRIMITIF

J'ai l'impression d'être 2000 ans en arrière, les toukouls traditionnels sont dans des enclos de branchages, les enfants pieds nus en guenilles, les chèvres et les cabris composent ce paysage primitif.

FEMME NOMADE FEMME NOMADE

Moussa accompagné d'une femme nous mène jusqu'au toukoul où se trouvent les restes paléontologiques

LE TOUKHOUL AUX FOSSILES DE MAMMOUTH LE TOUKHOUL AUX FOSSILES DE MAMMOUTH

toukoul où se trouvent les restes paléontologiques

TOUKHOUL DE LA FEMME NOMADE TOUKHOUL DE LA FEMME NOMADE

village où sont entreposés, d'après les dires de Moussa, les restes du mammouth.

TOUKHOUL EN CONSTRUCTION TOUKHOUL EN CONSTRUCTION

village où sont entreposés, d'après les dires de Moussa, les restes du mammouth.

RESTE DE MAMMOUTH RESTE DE MAMMOUTH

Moussa soulève des bouts de bâches et de planches. Nous constatons stupéfaits qu'il ne racontait pas d'histoires.

RESTE DE MAMMOUTH RESTE DE MAMMOUTH

La tête, les mâchoires, des vertèbres, des côtes, des défenses brisées, un sabot, le tout fossilisé et dans un état exceptionnel.

RICHESSE OUBLIEE ET PERDUE? RICHESSE OUBLIEE ET PERDUE?

Quelle richesse, oubliée de la science dans ce berceau de l'humanité.

CENTRE TOURISTIQUE D'AS EYLA CENTRE TOURISTIQUE D'AS EYLA

Moussa notre guide nous conduit à l'ancien centre touristique d'As Eyla.

BUNGALOWS CENTRE TOURISTIQUE BUNGALOWS CENTRE TOURISTIQUE

Encore un petit paradis dans une palmeraie,laissé à l'abandon. Des bungalow équipés de climatisation, d'eau courante, de sanitaires complètement détruits

CUISINES DU CENTRE TOURISTIQUE CUISINES DU CENTRE TOURISTIQUE

cuisine, piscine démolies.

RUINES DU CENTRE TOURISTIQUE RUINES DU CENTRE TOURISTIQUE

des installations électriques cassées, cuisine, piscine démolies. Comme tous les autres sites touristiques, cet endroit appartient à l'Etat qui ne l'exploite pas.

NOTRE REPAS NOTRE REPAS

Nous rejoignons notre chambrée, l'électricité et les ventilateurs sont en route. Nous pouvons recharger les batteries des camescopes, prendre une douche pendant que le cabri farci que nous avons commandé au village va être dépieuté

DEPIEUTAGE DEPIEUTAGE

le cabri farci que nous avons commandé au village est en cours de dépieutage

CABRI A LA AFAR CABRI A LA AFAR

le cabri farci que nous avons commandé au village finit de cuire. L'odeur délicieuse de la chaire dorée nous met l'eau à la bouche. Nous n'avons pas mangé de viande depuis le début de la semaine, si ce n'est un peu de mouton à Dikhil. Nous nous léchons les babines, le cabri est succulent, farci au riz avec des épices, cannelle, clous de girofle et autres senteurs secrètes. Nous partageons ce repas avec Hussein et Ali, qui mangent toujours à part et à qui il nous faut à chaque fois apporter une assiette, sinon ils ne réclament aucune nourriture.

APRES LE REPAS APRES LE REPAS

Les lieux sont dégradés, mais ce qui nous fait particulièrement plaisir, c'est qu'il y a de l'électricité, une douche et des toilettes, on peut faire la vaisselle

SOIREE AFAR SOIREE AFAR

Une fois la panse bien pleine et le sourire aux lèvres, Moussa nous rejoint. Il a organisé en notre honneur une petite soirée avec danses et chants des hommes du désert, comme il le faisait lorsque la région était touristique

SOIREE AVEC MOUSSA GUERRIER AFAR SOIREE AVEC MOUSSA GUERRIER AFAR

Nous nous retrouvons dans une Casbah sombre, aux portes clauses à cause de la chaleur du dehors, avec de jeunes Afars le poignard traditionnel à la ceinture

Florent et les guerriers Afars Florent et les guerriers Afars

jeunes Afars le poignard traditionnel à la ceinture en compagnie de Florent

AVEC DU QAT AVEC DU QAT

tous assis sur des coussins disposés sur un grand tapis. Aucune femme. Les hommes entonnent des chants a capella, rythmés par la seule mélopée et leurs cris en échos, certains mâchent du qat

DANSE GUERRIERE AFAR DANSE GUERRIERE AFAR

Je danse avec eux d'une façon guerrière, le poignard à la main.

RAP OU SLAM AFAR RAP OU SLAM AFAR

Des jeunes à tour de rôle récitent des fables de La Fontaine qui nous rappellent l'ex-côte française des Somalis, en scandant les vers à la manière du rap, étrange poësie aux sonorités ancestrales et si modernes.

VILLAGE DU MAMMOUTH VILLAGE DU MAMMOUTH

village où sont entreposés, d'après les dires de Moussa, les restes du mammouth. Les pluies les auraient mis à jour et le berger les aurait transportés jusqu'à ce village tout proche

RUINES DU CENTRE TOURISRTIQUE AS EYLA RUINES DU CENTRE TOURISRTIQUE AS EYLA

Des bungalow équipés de climatisation, d'eau courante, de sanitaires complètement détruits, des installations électriques cassées, cuisine, piscine démolies. Comme tous les autres sites touristiques, cet endroit appartient à l'Etat qui ne l'exploite pas.

VEILLEE D' AS EYLA VEILLEE D' AS EYLA

Il a organisé en notre honneur une petite soirée avec danses et chants des hommes du désert, comme il le faisait lorsque la région était touristique. Nous nous retrouvons dans une Casbah sombre, aux portes clauses à cause de la chaleur du dehors, avec de jeunes Afars le poignard traditionnel à la ceinture, tous assis sur des coussins disposés sur un grand tapis

COUCHER DE SOLEIL PRES D'AS EYLA COUCHER DE SOLEIL PRES D'AS EYLA

Sur le chemin du retour, alors que le soleil devenu orangé se couche, nous nous arrêtons pour voir une gigantesque termitière. Raoul et Florent pensent à une supercherie, je ne suis pas d'accord avec eux.

TERMITIERE GEANTE TERMITIERE GEANTE

Sur le chemin du retour, alors que le soleil devenu orangé se couche, nous nous arrêtons pour voir une gigantesque termitière. Raoul et Florent pensent à une supercherie, je ne suis pas d'accord avec eux.

INVITATION DANS UN TOUKHOUL INVITATION DANS UN TOUKHOUL

Nous avons été sollicités par un jeune Afar du village pour qu'à 15h30 nous allions boire le chai traditionnel dans un toukoul, case faite de branchages et de feuilles de palmier de la palmeraie voisine. Nous nous asseyons sur des tapis tressés avec la matière première locale, toujours le palmier. Nos hôtes nous servent le thé dans des verres. Commerce oblige, ils ont amené des couteaux, des thalers d'Ethiopie (pièces de monnaie anciennes), des pierres rares, des défenses de phacochère

RIRES ET HIP HOP AFAR RIRES ET HIP HOP AFAR

Je danse avec eux d'une façon guerrière, le poignard à la main. Des jeunes à tour de rôle récitent des fables de La Fontaine qui nous rappellent l'ex-côte française des Somalis, en scandant les vers à la manière du rap, étrange poësie aux sonorités ancestrales et si modernes.

LAC MYTHIQUE-LAC ABBE LAC MYTHIQUE-LAC ABBE

Hallucination ou réalité, mirage ou vision troublée, nous entrons entre les fumerolles au coeur du lac mythique.

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